À Séoul, la grande anxiété des rescapés de la dictature

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Les plus de 20.000 transfuges nord-Coréens réfugiés en Corée du Sud sont loin de se sentir soulagés par la mort de l'ancien homme fort de Pyongyang

Ji Seong-ho se souviendra toute sa vie de son trajet dans le métro de Séoul, lundi 19 décembre, un peu après midi. «J'ai vu sur les écrans de la station que la Corée du Nord allait faire une déclaration spéciale, puis j'ai reçu un texto d'un ami m'annonçant la nouvelle. J'étais tellement heureux que j'en avais les larmes aux yeux!», raconte ce Nord-Coréen âgé de 29 ans qui a fait défection au sud du 38e parallèle. Perdu dans la foule des passagers, il venait d'apprendre le décès de Kim Jong-il, l'homme responsable de la mort de son père. Ce soir-là, Seong-ho a partagé ce moment historique avec sa famille, qui, comme lui, a trouvé refuge en Corée du Sud. «Ma mère était très émue. C'était un mélange de joie et de tristesse, car notre famille a été décimée par Kim Jong-il», raconte le jeune homme, originaire de la ville de Hoeryong, au nord du  royaume ermite».

Vingt mille transfuges

En 2006, il a rejoint en Corée du Sud sa mère et sa sœur

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