À Rotterdam, l'oisiveté n'est plus tolérée

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Un organisme municipal impose aux chômeurs une journée de travail hebdomadaire non rémunérée, s'ils ne veulent par perdre leurs allocations.

De notre envoyée spéciale à Rotterdam

Chacun peut se rendre utile. Et si l'on prétend à une allocation, c'est même obligatoire. Voilà ce que chaque chômeur entend désormais dès qu'il pousse la porte des services sociaux de la ville de Rotterdam. Alors que le premier port d'Europe vient de franchir la barre des 12 % de sans-emploi (le double de la moyenne nationale), «on n'a plus les moyens de payer, explique-t-on à la mairie. Financer l'oisiveté, ce n'est plus possible. Et de toute façon cela ne fonctionne pas. Il nous faut initier un changement complet de mentalité dans la société».

C'est vers un organisme municipal baptisé WerkLoont («le travail paie») que tout nouvel allocataire est d'abord dirigé. Comment rédiger un CV, préparer un entretien, s'habiller convenablement... divers ateliers lui sont proposés. En néerlandais uniquement: l'État ne pouvant plus offrir de cours de langues aux immigrés, ces derniers doivent passer un test dans leur pays d'or

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