A Rio, les Jeux sont (mal) faits

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Des ouvriers travaillent sur le site du Parc olympique de Rio, le 27 juillet.
Des ouvriers travaillent sur le site du Parc olympique de Rio, le 27 juillet.

Pollution, village olympique encore en chantier… A une semaine de l’ouverture des Jeux olympiques, de nombreux problèmes persistent.

C’est une chute qui veut dire beaucoup. Luiza Helena Trajano a bêtement perdu l’équilibre, mardi 19 juillet, dans les rues de Franca, ville de l’intérieur de l’Etat de Sao Paulo, au Brésil. Ce qui a fait flancher la torche olympique. La femme d’affaires devait courir 200 mètres, une infime part de la course de relais qui doit mener la torche jusqu’au stade Maracana de Rio de Janeiro, où s’ouvriront les Jeux olympiques (JO), le 5 août.

Cette glissade revêt surtout, à une semaine du début des épreuves, une symbolique cruelle, celle de l’impréparation, de la négligence peut-être, de l’organisation de ces Jeux.

Les critiques affluent sur le village olympique que Richard Hinds, éditorialiste du Daily Telegraph australien a qualifié de « favela olympique ». Un ensemble de trente et un immeubles, dans le quartier de Barra da Tijuca, la partie ouest de la ville, construits notamment par le groupe de BTP Odebrecht dont l’ancien patron et principal actionnaire, Marcelo Odebrecht, purge une peine de plus de dix-neuf ans de prison pour corruption.

La délégation australienne a été la première à tirer la sonnette d’alarme. Ses athlètes avaient à peine mis les pieds dans les petits appartements d’« Ilha Pura » (île pure) que Kitty Chiller, la chef de mission de l’équipe, divulguait, dimanche 24 juillet, une note mêlant colère et abattement pour se plaindre des conditions d’hébergement.

« Insalubre » Le village olympique, écrit-elle, n’est ni sûr ni prêt. Et de mentionner les murs qui ...

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