À Rio, la «pacification» fait grimper les loyers

le
0
Une enquête démontre que dans les zones où les forces de l'ordre ont repris le contrôle face aux narcotrafiquants, la hausse des loyers est significative.

Journées mondiales de la jeunesse en 2013, Coupe du monde de foot en 2014, Jeux olympiques en 2016... La multiplication de manifestations «planétaires» à Rio de Janeiro provoque une flambée des prix de l'immobilier dans la mégalopole brésilienne.

Déjà soutenue par la croissance économique et la hausse du real, la monnaie nationale, l'immobilier atteint des sommets. En un an, les prix ont progressé de 16 % en moyenne en ville et de plus de 50 % en bord de mer. Près des plages chics de Leblon ou d'Ipanema, le prix du mètre carré dépasse 5 800 euros. La poussée est si violente que les spécialistes s'inquiètent des méfaits d'une possible «bulle».

Un autre phénomène, plus inattendu, dope les loyers : la «pacification» par la police des favelas, ces ex-bidonvilles aux maisons le plus souvent en dur. Une enquête de la Fondation Getulio Vargas démontre que dans les zones où les forces de l'ordre ont repris le contrôle face aux narcotrafiquants, la hausse des loyers est supérieure de 6,8 % à celle des autres quartiers de Rio, dès la première année.

L'étude précise que la poursuite de cette stratégie de pacification devrait même provoquer un «rattrapage» des prix des maisons, qui sont en moyenne 25 % moins chères qu'ailleurs. Du coup, le maire de Rio s'inquiète de l'augmentation des constructions illégales dans les favelas.

LIRE AUSSI :

» Brésil : raid militaire sur la plus grande favela de Rio

» Rio : le baron de la drogue arrêté

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant