A.Pinturault : " L'heure est venue de viser des globes "

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A.Pinturault : " L'heure est venue de viser des globes "
A.Pinturault : " L'heure est venue de viser des globes "
A moins deux semaines du début de la Coupe du monde version 2014-2015, à Sölden en Autriche (géant le dimanche 26 octobre), Alexis Pinturault, porte-drapeau du ski alpin français, s'est longuement confié sur l'hiver qui approche et ses objectifs.

Alexis Pinturault, vous êtes devenu la tête d'affiche du ski français. Comment gérez-vous ce statut et les sollicitations qui vont avec ?
C'est vrai que cela fait quelques années que mon statut augmente peu à peu donc je pense que maintenant ça va commencer à stagner. Je dirais que je le gère bien parce que, finalement, c'est arrivé d'un coup au début puis progressivement. Pour ce qui est des sollicitations, ça ne me dérange pas. Je pense que c'est important pour nous, en tant qu'athlètes, de faire ce genre de choses et aussi pour notre sport parce que ça reste un sport pas assez médiatisé. En plus de cela, c'est bien pour tout le monde, notre fédération aussi, et personnellement tant que ça ne me dérange pas dans mes performances, c'est ce qu'il faut. Après il y a des propositions que l'on refuse mais il n'y en pas tant que ça. C'est un sport où il n'y a pas beaucoup de sponsors donc finalement je n'en ai pas plus que par le passé.

Quels sont vos attentes pour le début de saison à Sölden ?
Mon objectif, c'est d'arriver prêt. Il me reste deux semaines de préparation à Tignes pour peaufiner le travail. Je veux arriver là-bas le couteau entre les dents et le plus prêt possible.

Comment se sent-on quand on est dans le portillon de départ de la première course de la saison ?
Dans notre sport, on s'entraine tout l'été sauf que c'est la première course et le premier chrono qui viennent nous dire où nous en sommes. C'est uniquement quand on arrive au premier géant, à Sölden, que l'on peut savoir concrètement où l'on se situe par rapport aux autres. On peut très bien penser que l'on a fait du super boulot alors que l'on est peut-être très nul dans ce que l'on a fait ! Il y a peu de chances mais ça peut arriver et c'est vrai qu'il y a une certaine excitation autour de cet événement.

« Les finales à Méribel, c'est une très bonne chose »

Sölden, c'est une piste que vous appréciez particulièrement...
Oui, c'est une piste que j'aime bien, mais dans l'ensemble, je dirais qu'on est gâté tout au long de l'hiver par les pistes qui nous sont proposées. Elles sont toutes particulières et toutes très jolies.

Publication by Alexis Pinturault.

Et Méribel, où se disputeront pour la première fois les finales de Coupe du monde, en mars 2015, vous en pensez quoi ?
Je trouve que c'est une très bonne chose parce que, pour une fois, nous n'aurons pas qu'une seule course en France, mais cinq (ndlr : géant, slalom, descente, super-G et course par équipes), avec filles et garçons pendant une semaine ! C'est une très belle image et une très belle publicité pour le ski alpin en France.

Il y a aura peut-être un gros globe à jouer là-bas ? A domicile ça pourrait être un plus...
Peut-être, c'est une possibilité. L'hiver nous le dira. Ça peut être un plus, mais ça peut aussi être un problème si on n'arrive pas à le gérer. Il y aura beaucoup d'attentes à ce moment-là.

« A Beaver Creek, ce sera des Championnats du monde fabuleux »

Quels sont vos objectifs cette saison ?
Je dirais que, par rapport à mes hivers précédents, on peut dire que l'heure est venue de viser des globes. J'en suis conscient mais le seul problème, c'est que ça ne se passe pas comme ça. Ce n'est pas en début d'hiver que l'on se dit : « cet hiver, je joue le gros globe ». C'est au fil de l'hiver, en fonction des courses et des résultats, que l'on verra si le gros globe, ou un petit, peut se dessiner. C'est comme ça que ça marche et pas autrement. J'en parlais avec Luc Alphand qui était parfaitement d'accord là-dessus. Il m'a dit que, quand il avait gagné le gros globe (ndlr : en 1997), il était uniquement concentré sur les courses qu'il faisait et qu'il essayait d'engranger le plus de points possibles. Finalement le gros globe s'est profilé mais en début de saison il n'imaginait pas le jouer.

Du 2 au 15 février il y aura aussi les Championnats du monde à Beaver Creek (Etats-Unis). Est-ce votre principal objectif ?
Oui, on a l'habitude d'y aller en Coupe du monde et c'est un très bel endroit. Franchement je pense que ce seront des Championnats du monde fabuleux ! On sait à quel point les Américains aiment le show donc ça ne devrait pas poser de problèmes.

Vous êtes Franco-Norvégien. La Norvège vous fait-elle toujours des appels du pied pour que vous portiez ses couleurs ?
Il y a toujours une ou deux piques. Récemment Aksel Lund Svindal m'a dit : « quand est-ce que tu arrêtes avec les Français ? Tu sais que nous on est là ! » (Rires). Bon, ce sont plus des petites boutades...

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