A.Pineau : " Les Mondiaux nous iraient bien "

le , mis à jour à 21:39
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A.Pineau : " Les Mondiaux nous iraient bien "
A.Pineau : " Les Mondiaux nous iraient bien "

Invitée d'Alexandre Delpérier dans l'Access365, jeudi soir, la handballeuse Allison Pineau a évoqué son avenir en club, en sélection mais a également partagé souvenirs et ambitions en équipe de France.

Allison Pineau, savez-vous où vous jouerez l’année prochaine ?
Je retourne en Roumanie. Dans un club qui a un challenge de Ligue des champions, raison pour laquelle je suis partie à l’étranger au début, pou être dans un grand club avec comme ambition de remporter la Ligue des champions. C’est toujours mon souhait donc je retourne à mes premières amours, dans le club du HCM Baia Mare. Un club que je n’ai pas encore fréquenté mais que je connaissais.

Les offres en France ne devaient pourtant pas manquer...
La tendance était plutôt de rester en France en année olympique mais je m’étais déjà engagée avant de venir à Nîmes en février dernier.

Vous venez d’enchaîner deux victoires face à la Slovénie avec l’équipe de France en campagne éliminatoire pour le Mondial 2015. Quel bilan en avez-vous tiré ?
Un très bon bilan, très positif. On avait fait un match poussif à Brest sur les 45 premières minutes avant de parvenir à les décrocher en fin de match, pour ensuite faire un match très maîtrisé au retour. Donc ça valide le travail effectué depuis presque deux ans avec Alain Porte. Depuis notre échec à l’Euro on a changé certaines choses et ça valide tout ça.

Une nouvelle génération en construction

Alain Porte nous a parlé d’une montée en puissance…
Oui, maintenant le groupe se connaît, il y a eu un remaniement, beaucoup de changements sur plusieurs points mais aussi beaucoup de jeunesse qui est arrivée dans le groupe. Ça a ramené de la fraîcheur, de la concurrence, ainsi que les nouveaux systèmes de jeu imposés par Alain… il faut que la mayonnaise prenne.

Alain Porte est aux commandes de l’équipe de France depuis presque deux ans maintenant, qu’a-t-il changé par rapport à Olivier Krumbholz ?
Un peu tout (rires). Ce sont deux personnages différents humainement mais aussi sur le terrain. Olivier avait une approche très défensive et c’est un peu l’inverse avec Alain. Ce sont deux philosophies différentes au quotidien.

Y a –t-il un besoin de changer d’entraîneur de temps en temps pour redonner de la dynamique à une équipe ?
Parfois c’est peut-être nécessaire, ça a été le choix de la Fédération. Mais on peut comprendre, personne n’est éternel à son poste. Olivier était là depuis longtemps, il a beaucoup apporté au handball français et je pense qu’il peut toujours le faire. Personnellement, il m’a beaucoup apportée, c’est en partie grâce à lui que je suis aujourd’hui en équipe de France, il m’a fait une confiance totale, j’espère que je lui ai bien rendu. Mais peut-être que pour l’équipe, à un moment donné, pour un renouveau, pour insuffler une nouvelle dynamique, il fallait changer d’entraîneur.

Renouer avec l'élite mondial

Votre prochain rendez-vous est le Mondial au Danemark en décembre. Ce sera un vrai retour sur la scène internationale ?
J’espère… Les Mondiaux nous iraient bien, le dernier en date ne s’est pas bien fini. Le dernier titre est loin (2003), la dernière médaille pas tant que ça (2011), mais ça commence à faire long. On a raté le coche en 2013, j’espère que 2015 sera l’année du retour.

Qu’est ce qui vous avait manqué ?
Plein de choses. En 2013, Alain venait d’arriver, plein de filles découvraient le niveau de la compétition internationale, il nous manquait un petit quelque chose de fédérateur. J’espère vraiment qu’on va voir la différence cette année mais les choses me poussent à croire que ce sera le cas.

Il y aura bientôt un tournoi de qualification olympique, on a tous cette envie de briser un peu la malédiction de l équipe féminine aux JO…
Londres 2012 a vraiment été cruel pour nous. On sortait d’une semaine où on était invaincues et on a senti une émulation derrière nous, mais ça s’est joué à rien, un doigt, une main (élimination en quarts de finale par le Monténégro 23-22, ndlr). On est montées en charge tout au long de la semaine, on avait vraiment pris notre envol. On était au sommet de notre art avec ce collectif, on se connaissait sur le bout des doigts, il y avait une cohésion. C’est vrai qu’on l’a toujours un peu en travers de la gorge. Mais maintenant ça va mieux car on se rapproche de 2016…

Ce groupe de 2016, est-il plus fort que celui de 2012 ?
Je ne dirais pas plus fort car en 2012 on était arrivées à maturité. On avait travaillé longtemps ensemble, on avait gagné deux médailles d’argent ensemble. On n’arrivait pas dans les mêmes dispositions. Mais on n’est pas encore en 2016, on n’est pas encore aux JO. Cette jeunesse peut surprendre, et avec les anciennes ça peut faire un bon mélange et apporter quelque chose de différent. Je pense qu’on était plus fortes en 2012, mais l’équipe à venir a aussi un an pour progresser et beaucoup à montrer.

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