A Philadelphie, Obama défend Clinton, Biden éreinte Trump

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    par Alana Wise et Jeff Mason 
    PHILADELPHIE, Pennsylvanie, 28 juillet (Reuters) - Le 
président américain Barack Obama et son vice-président Joe Biden 
se sont partagé les rôles, mercredi, le premier défendant la 
candidature d'Hillary Clinton tandis que le second s'attaquait 
violemment à celle de son adversaire républicain. 
    En s'efforçant d'apparaître uni derrière sa candidate, le 
Parti démocrate espère aussi faire oublier la dureté de la 
campagne pour la primaire et le malaise perceptible depuis le 
début de la semaine à Philadelphie. 
    Dernier orateur de la soirée, le 44e président des 
Etats-Unis est brièvement revenu sur ses huit années passées à 
la Maison blanche, avant de se lancer dans une plaidoirie en 
faveur d'Hillary Clinton qui fut son adversaire lors de la 
primaire démocrate de 2008. 
    "Il y a huit ans, Hillary et moi étions rivaux, nous sommes 
affrontés des mois. C'était dur, croyez moi. A chaque fois que 
je croyais avoir course gagnée, Hillary revenait plus forte 
encore", a-t-il rappelé avant de saluer son choix d'accepter de 
devenir sa secrétaire d'Etat. 
    "Elle n'abandonne jamais, jamais. (...) C'est pour ça que je 
peux le dire en toute confiance, il n'y a jamais eu de meilleure 
personne, aucun homme, ni moi, ni Bill (Clinton) pour occuper la 
fonction de présidente des Etats-Unis". 
    Avant lui, le vice-président Joe Biden a multiplié les 
attaques contre Donald Trump. Rompu à l'exercice, 
particulièrement virulent, Joe Biden a jugé qu'il s'agissait du 
candidat à la présidentielle le moins bien préparé de l'histoire 
des Etats-Unis et l'a accusé d'être bien trop éloigné des 
préoccupations de la classe moyenne américaine. 
     
    "TRUMP N'Y CONNAÎT RIEN" 
    "Quand la classe moyenne va bien, les riches vont très bien 
et les pauvres ont de l'espoir. Il ne connaît rien de ce qui 
peut faire la grandeur de l'Amérique. En fait, n'y connaît rien 
du tout, point à la ligne", a-t-il lancé. 
    "Je vais vous dire quelque chose qui n'a rien à voir avec la 
politique. Je vais pour parler de quelque chose de très sérieux. 
Nous vivons dans un monde compliqué et incertain", a-t-il dit. 
    "La menace est trop grande, les temps sont trop incertains 
pour élire Donald Trump président des Etats-Unis", a encore 
déclaré celui qui fut souvent envoyé en première ligne en 2008 
et 2012 lors des campagnes de Barack Obama pour arracher les 
voix des Américains ordinaires, susceptibles d'être séduits par 
son discours franc et direct. 
    Michael Bloomberg, qui fut élu maire de New York sous 
l'étiquette républicaine avant de se représenter comme 
indépendant, est ensuite venu souligner ses convergences de vue 
avec l'ancienne première dame et s'est également attaqué à 
Donald Trump, dont "la plus grande richesse est l'hypocrisie". 
    "Je suis New-Yorkais, et je sais reconnaître un escroc quand 
j'en vois un", a dit Michael Bloomberg sur lequel le Parti 
démocrate compte pour rallier les voix des indépendants dont 
Hillary Clinton aura du mal à se passer pour battre Donald 
Trump. 
    Parmi les orateurs de la soirée, Tim Kaine, tout juste 
désigné colistier d'Hillary Clinton s'est transformé en 
imitateur pour singer Donald Trump, un homme en qui "personne ne 
peut croire". 
    "Il ne dit jamais comment il va faire toutes ces choses 
qu'il dit vouloir faire. Il dit juste 'croyez moi'. Alors voilà 
la question: le croyez vous ? Toute la carrière de Donald Trump 
le montre, il ne vaut mieux pas le croire." 
 
 (Nicolas Delame pour le service français) 
 
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