À Paris, une piscine chauffée grâce à des serveurs informatiques

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La piscine publique de la Butte aux cailles (XIIIe arrondissement) va être chauffée de manière innovante. Une autre façon d’utiliser les data centers, ces centres de données informatique dégageant beaucoup de chaleur.

Au Figaro Immobilier, nous vous avons déjà parlé d’incroyables piscines hongkongaises ou londoniennes, perchées au dessus du vide... mais encore jamais de piscines écolo. À Paris, le quartier de la Butte aux cailles va accueillir une jolie innovation: sa piscine (appartenant à la ville de Paris) va être partiellement chauffée par un data center, un site regroupant d’importantes infrastructures informatiques. L’équation est simple: «Chauffer le bassin d’une piscine, ça coûte cher, et ce n’est pas très écologique. Refroidir un data center, ça coûte cher, et ce n’est pas très écologique», résume très simplement et justement le site Numerama, qui relaie l’information.

Avec le poids du web sur nos vies respectives et sur l’économie, les data centers sont devenus indispensables, toujours plus nombreux pour faire face à la multiplication des données numériques et à l’explosion du «cloud». Rien qu’en région parisienne, on en compte 42, essentiellement situés en Seine-Saint-Denis, au nord de Paris. Les friches industrielles d’Aubervilliers, Pantin, La Courneuve ou Saint-Denis, qui accueillaient auparavant les usines polluantes de verre, de métallurgie puis de chimie, sont maintenant le centre névralgique du traitement de données numériques.

Aujourd’hui, les data centers sont responsables d’environ 3% de la consommation d’énergie mondiale. Les gros data centers peuvent dépasser les 100 mégawatts. Face à ces chiffres, des réfléxions écologiques commencent à mûrir afin de mettre tous ces serveurs au vert!

Mon chauffage est un serveur

Dans ce contexte, difficile de ne pas reconnaître l’ingéniosité du système de la piscine chauffée grâce aux serveurs installés au sous-sol. Le mécanisme est simple: convertir une partie de l’énergie en chaleur par le biais d’une chaudière spéciale afin de chauffer ainsi partiellement l’un des bassins. Les deux autres resteront chauffés par un système traditionnel, relié au chauffage urbain. C’est la startup Stimergy - spécialisée dans ce domaine - qui va s’occuper de l’installation.

Si c’est sa première action à Paris, ce n’est pas la première fois que Stimergy est mandatée pour ce genre de chantier. L’entreprise originaire de la région grenobloise s’est déjà chargée de chauffer une vingtaine de logements sociaux ainsi que l’eau des sanitaires d’un gymnase de l’Université lyonnaise Jean Moulin, précise le site Numerama. Même si ce système permet de faire des économies financières non négligeables, son avantage est surtout écologique.

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  • dotcom1 le vendredi 25 mar 2016 à 16:01

    Titre trompeur puisque ce n'est qu'une annonce, rien n'ai fait pour l'instant.