À Paris, un temple du street art voué à disparaître

le
0

Dans le quartier de Belleville (XXe arrondissement), la rue Dénoyez est vouée à disparaître, malgré sa singularité. Une pétition circule, et compte déjà quasiment 10.000 soutiens.

En une quinzaine d'année, cette petite rue du quartier de Belleville - au nord est de Paris - était devenue un haut lieu du Street Art, surnommée «la rue des graffeurs». Aujourd'hui, elle est visitée chaque jour par des touristes , des «street art tours» y sont organisés et figurent en bonne place dans les guides et les spots à visiter à Paris. Les graffeurs y viennent sans crainte de représailles ou de se faire arrêter. Le local de l'association d'artistes «Frichez-nous la paix» est le lieu «historique» de la rue Dénoyez. «Quand on est arrivés là il y a 14 ans, le quartier était mal famé, la rue était très neutre», raconte à France TV info SP38, membre de longue date de l'association.

Mais la belle histoire est sur le point de se finir, et les associations vont devoir tourner la page. Tout le monde le savait pourtant depuis le départ. Nathalie Maquoi, chargée de culture à la mairie du XXe, rappelle pourquoi tout a commencé. «Les association ont eu le droit d'occuper les lieux justement parce qu'un immense chantier mêlant logements et équipement sociaux était prévu», souligne-t-elle. Avant d'ajouter: «Il y a 2000 familles sur liste d'attente pour les crèches dans l'arrondissement.»

Une pétition avec 10.000 soutiens

Pour autant, il est compliqué d'abandonner une aussi belle histoire en marche. C'est pour cette raison que certains ont décidé d'agir! «Sauvons la rue Dénoyez!» Voici le titre dynamique et engageant d'une pétition publiée sur le site change.org. Et pour trouver des soutiens - il y en a déjà 10.000 sur la page dédiée - pas besoin d'aller bien loin. «C'est comme une respiration dans la ville hors des conventions et de l'esthétique parisienne, souligne Mehdi Harrar, fervent défenseur du lieu et accessoirement éditeur au Figaro immobilier. C'est une rue qui vous prend par surprise lors de la première rencontre et qui continue des vous étonner chaque fois que vous y repassez, ce qui est assez rare à Paris», décrit-il.

«On savait qu'on devait partir, mais on ne s'attendait pas à ce que ça dure aussi longtemps, maintenant, on a construit un réseau avec les habitants», confie Marie Decraene à France TV info. Son association «La Maison de la plage» devrait fermer comme les autres... À la place, un gigantesque chantier, qui verra peu à peu apparaître une crèche, des logements sociaux, et une résidence sociale pour femmes seules.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant