«À Paris, les prix vont bientôt battre leur record»

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INTERVIEW VIDÉO - Porté par des taux d’intérêt attractifs et un phénomène de rattrapage après quatre années d’attentisme, le marché immobilier parisien connait une embellie qui a des répercussions directes sur les prix.

Interrogé au Club immo, Maître Thierry Delesalle, président de la commission des statistiques de la Chambre des notaires de Paris détaille l’évolution du marché de la capitale: «Si l’on dresse le bilan de l’année 2016 nous devrions avoisiner les 38.000 transactions. Les volumes de ventes sont dynamiques. Conséquence, les prix sont en hausse de plus de 5 % sur un an. Nous devrions atteindre les 8 500 €/m² en moyenne pour un appartement ancien en février selon nos avant-contrats. C’est un record depuis août 2012 et c’est du jamais vu. Pour les prix, c’est un record absolu. Cela s’explique par le manque d’offre. Il y a beaucoup d’acquéreurs mais malheureusement pas assez d’offres pour répondre à la demande.»

De fortes augmentations dans l’est parisien

La disparité de valeurs entre les arrondissements évolue au fil du temps. «Les plus populaires de l’est parisien ont davantage bénéficié de la bonne santé du marché immobilier. Ces dernières années, l’augmentation des prix a été plus forte dans ces arrondissements que ceux de l’ouest parisien. Désormais, l’écart se réduit mais demeure important. L’arrondissement le plus abordable est le’e à près de 7 000 €/m² et le plus cher est le 6e autour de 12 000 €/m².» souligne Maître Delesalle.

30.000 €/m² pour un duplex dans le 7e

En ce qui concerne la part des acquéreurs étrangers à Paris, le notaire distingue les résidents qui représentent une part de 8, 3% et les non-résidents (4, 5 %) qui ont tendance à diminuer. «Parmi les acquéreurs de nationalité étrangère figurent toujours les italiens et les chinois sans oublier les portugais et les algériens en proche banlieue. Les non-résidents achètent des biens plutôt haut de gamme et leur proportion augmente. Parmi les plus belles ventes, dans le 6e arrondissement, il y a eu celle d’un duplex pour un prix de 30.000€/m², situé près de Thomas d’Aquin. Dans le 7e, les plus belles ventes se concluent autour des 20.000 à 25.000 €/m² en moyenne.» indique-t-il.

Airbnb et les petites surfaces

Le phénomène de la prolifération des locations touristiques saisonnières influe également sur le marché immobilier parisien. «L’impact concerne surtout les petites surfaces comme les studios et les deux-pièces. Nous avons senti une tendance à ce type de pratiques. En dépit de nos mises en garde à nos clients acquéreurs de trouver un accord avec la ville de Paris, certains investisseurs passent outre et trouvent ici un biais à moindre coût pour rentabiliser leur bien», précise le président de la commission des statistiques de la Chambre des notaires.

Les scénarios envisagés pour 2017

Pour 2017, Thierry Delesalle se veut confiant: «Nous faisons face à un phénomène de rattrapage après 4 années plus difficiles en termes de volumes. Une légère tendance à la hausse des taux d’intérêt pourrait même engendrer un engouement à l’achat.» Quant à l’impact des échéances électorales, l’incertitude plane. «Si l’exonération de l’impôt sur les plus-values passait à 15 ans au lieu de 22, beaucoup de potentiels vendeurs devraient passer à l’acte. Cela pourra rééquilibrer le marché et donc freiner cette hausse des prix. Par contre, la promesse d’alléger la fiscalité des revenus fonciers, comme celle de créer un statut fiscal de bailleur privé pourront inciter les Français à investir dans la pierre, et donc pousser les prix à la hausse. Selon les mesures, l’impact ne sera pas le même», conclut-il.

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  • sibile le vendredi 20 jan 2017 à 17:21

    les immeubles neufs c'est 15 000€/m² alors le couple à revenus modestes, il va avoir du mal même avec PTZ

  • sibile le vendredi 20 jan 2017 à 17:18

    on ne peut pas isoler les immeubles parisiens anciens à part mettre des doubles vitrages, et la plupart en ont déjà

  • sibile le vendredi 20 jan 2017 à 17:15

    "Pour qu'un PTZ soit octroyé, le logement doit impérativement faire l'objet d'un programme de travaux d'amélioration d'un montant au moins égal à 25 % du coût total de l'opération." ==> Cout de l'opération : 330 000€, il faut donc faire 82 500€ de travaux = totalement impensable

  • kram123 le vendredi 20 jan 2017 à 14:54

    Ptz a 40 % :120.000 euros. Prêt de Paris 39600 soit 159.600 euros à 0 % sur 300.000 soit un emprunt de 140.400 euros

  • kram123 le vendredi 20 jan 2017 à 14:40

    Le ptz a 40%. Le truc de Paris cest en plus.lisolation de son bien devrait être une priorité....les bat neuf se vendent car ils sont conforme à la réglementation thermique 2012...la première date de 2000 et en premier 88 mais c'était vraiment au ras

  • sibile le vendredi 20 jan 2017 à 13:33

    cas de figure : un couple avec moins de 52 000€ de revenu imposable, un emprunt de 300 000€ sur 20 ans pour un achat de 40m² à 330 000€, prêt paris logement à 0% = 39 600€ ... mais on est loin de 40% du total

  • sibile le vendredi 20 jan 2017 à 13:26

    effectivement le Pret Paris logement 0% est interessant

  • sibile le vendredi 20 jan 2017 à 12:30

    les conditions de travaux rendent le prêt à taux zéro sans interet pour les logements parisiens

  • sibile le vendredi 20 jan 2017 à 12:27

    les transactions dans le neuf à Paris IM c'est pour ainsi dire négligeable

  • kram123 le vendredi 20 jan 2017 à 09:29

    Le PTZ de l’État est essentiellement réservé à ceux qui achètent dans le neuf. Toutefois, le prêt à taux 0 % est ouvert en 2017 à tous les logements anciens sous conditions de travaux.