À Paris, la lutte contre la pollution atmosphérique ne fait pas que des heureux

le
0
Le système de location de voitures électriques en libre-service Autolib' pénalise les automobilistes qui aspirent à se garer dans Paris
Le système de location de voitures électriques en libre-service Autolib' pénalise les automobilistes qui aspirent à se garer dans Paris
La diminution spectaculaire du nombre de places de parking ces dernières années exaspère bien des automobilistes.

C'est l'un des inconvénients majeurs des systèmes de locations en libre-service Vélib' et Autolib'. À Paris, trouver une place de stationnement relève désormais de la gageure.

Les usagers sont de plus en plus nombreux à pester contre ce phénomène, directement issu de la politique de transports mise en place par la municipalité, laquelle a délibérément réduit de 15 % le nombre de places de parking en l'espace d'une décennie. En tout, quelque vingt-trois mille places ont été transformées pour répondre à d'autres exigences, rapportent nos confrères du site Internet Enviro2b.com. Une « saignée » que la Mairie de Paris justifie par la « mutation des usages des Parisiens » et qui s'explique par une volonté difficilement condamnable : réduire les émissions de gaz à effet de serre émanant des pots d'échappement.

Moins de pollution atmosphérique, plus de mécontents...

L'objectif est évidemment d'intensifier la lutte contre la pollution atmosphérique, très importante dans la capitale, et correspondrait aux attentes ainsi qu'aux nouveaux comportements des Parisiens, de plus en plus réticents à l'idée de prendre leur voiture pour des déplacements en Île-de-France. Il reste que « les places de stationnement sont prises d'assaut dans certains quartiers et que la galère du stationnement est quotidienne pour certains », souligne Enviro2b, ce même si 40 % des ménages parisiens sont aujourd'hui propriétaires d'un véhicule.

Une pétition circule sur Internet. Les signataires réclament une augmentation « rapide et significative » du nombre de places de stationnement dans la Ville Lumière. Seront-ils entendus ? Ce critère pourrait-il avoir un impact sur les prochaines élections municipales ? Quelle est la marge de manoeuvre de la municipalité, qui en consacrant le vélopartage et l'autopartage s'est attirée les foudres d'un nombre croissant d'usagers ? Les environnementalistes diront qu'on ne peut pas faire d'omelette sans casser des oeufs.
Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant