A Paris, dernières séances et levers de rideau

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La pagode le 9 novembre 2015 à la veille de sa fermeture.
La pagode le 9 novembre 2015 à la veille de sa fermeture.

La Ville annonce la réouverture des cinémas La Bastille et La Pagode.

On croyait le cinéma La Bastille, dans le 11e arrondissement parisien, définitivement fermé depuis le 7 juillet. Mais des tractations sont en cours en vue de la réouverture de cet établissement doté de trois salles, idéalement situé au 5, rue du faubourg Saint-Antoine. Criblé de dettes, son exploitant, le producteur et compositeur Galeshka Moravioff, avait dû mettre la clé sous la porte – après avoir perdu le cinéma Saint-Lazare Pasquier (8e arrondissement) au début de l’année, ainsi que d’autres salles de son réseau, Ciné Métro Art, à Lyon et à Rouen.

M. Moravioff estime avoir été injustement privé des subventions qui devaient lui être versées par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), en 2012, au titre de la numérisation des salles. Ces derniers mois, différentes actions en justice ont été engagées par son avocat, sans succès. Un pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat est en cours de préparation, a indiqué au Monde l’avocat de l’exploitant, André Bonnet. Celui-ci est un spécialiste du droit du cinéma, si l’on peut dire : il est le fondateur de l’association traditionaliste Promouvoir, qui s’active depuis 2000 pour faire barrage aux films contenant des scènes de sexe : en juillet 2015, M. Bonnet a réussi à faire interdire aux moins de 18 ans Love, de Gaspar Noé, puis, en décembre, à faire retirer le visa d’exploitation de La Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche.

Au-delà du litige, la profession s’est émue de la disparition de La Bastille, cinéma clas...

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