À Paris, 436 millions d'euros pour rénover le Grand Palais

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Grand lifting pour cet admirable monument historique qui à l’aune de ses 116 ans, fera l’objet d’une grande rénovation. Pour une durée d’au moins deux ans, le coût de ces travaux est estimé à quelque 436 millions d’euros.

À compter de 2020, Le Grand Palais engagera d’importants travaux de rénovation, qui nécessiteront de fermer totalement le bâtiment pendant deux ans mais permettront de «faire entrer pleinement le monument dans le XXIe siècle», a déclaré à l’AFP sa présidente Sylvie Hubac.

Cet ambitieux chantier de restauration et de réaménagement, qui s’achèvera en 2024, coûtera au total 436 millions d’euros, a précisé Mme Hubac, qui a pris la tête de l’établissement public RMN-Grand Palais en février. L’Etat en financera les deux tiers (200 millions d’euros de dotation en capital, le reste sous forme de subvention du ministère de la Culture). La RMN-Grand Palais prendra à sa charge un tiers du coût (150 millions), via un emprunt sur 30 ans. Le schéma directeur de rénovation du bâtiment, préparé depuis 2010 par Jean-Paul Cluzel, le prédécesseur de Mme Hubac, a reçu le feu vert définitif du gouvernement en février.

«Un enjeu patrimonial» pour accueillir un public plus nombreux

Construit pour l’Exposition universelle de 1900, «le Grand Palais a été maltraité au fil du temps». «Il a été cloisonné, morcelé, occupé par diverses administrations dont certaines sont encore un peu là», explique Mme Hubac, une proche du président François Hollande dont elle a été la directrice de cabinet.

Le premier enjeu» de la restauration est «patrimonial» affirme-t-elle. «Il s’agit de retrouver la splendeur et les volumes d’origine du bâtiment, de le décloisonner, de rétablir ses circulations qui sont devenues illisibles». «Nous allons en profiter pour faire de ce bâtiment du XXè siècle un bâtiment aux normes du XXIè siècle, totalement ancré dans la modernité, avec des fonctionnalités d’aujourd’hui». C’est le deuxième enjeu.

Par ailleurs, les modalités et les espaces d’accueil des différents publics de l’édifice devraient être largement améliorés. «Actuellement beaucoup de galeries autour de la sont fermées pour des raisons de sécurité, d’absence de mise aux normes». La rénovation permettra ainsi d’utiliser les douze galeries, de rétablir les circulations sur les balcons actuellement fermés, mais aussi d’augmenter la capacité d’accueil du bâtiment de 30%. La nef, qui reçoit salons (Fiac...) et grands événements (Monumenta...), verra par ailleurs sa jauge doubler: elle pourra accueillir 11.000 personnes, contre 5.600 actuellement.

La circulation du public sera repensée. Les visiteurs des galeries nationales comme ceux du Palais de la découverte, géré par Universcience, entreront par une entrée unique, située square Jean Perrin (côté Champs Elysées). Ils emprunteront ensuite une «rue des Palais» qui descendra en pente douce pour rejoindre les espaces d’expositions artistiques ou ceux consacrés à la science.

Une rénovation pour faire dialoguer les disciplines

Toujours selon Mme Hubac, «L’idée c’est de faire dialoguer à nouveau les arts et les sciences alors qu’actuellement, ils se tournent un peu le dos». L’installation d’un belvédère et d’un restaurant sur les toits est aussi envisagée. La restauration du monument historique coûtera 137 millions d’euros, son réaménagement 255 millions et la refonte de la muséographie du Palais de la Découverte 44 millions.

«Ce sera le grand chantier culturel de la décennie à venir», souligne Mme Hubac. «C’est un projet exceptionnel qui va nous doter d’un objet unique au monde, qui mélangera le culturel, l’événementiel, le commercial, avec des événements en tout genre, sur une surface beaucoup plus grande qu’aujourd’hui».

Au moins deux ans de travaux avant le premier coup d’envoi de la saison

Le chantier sera installé au printemps 2020 tandis qu’en novembre de la même année, le site fermera totalement pour deux ans (2021 et 2022). Tandis que la nef et les galeries seront rouvertes en 2023, le Palais de la découverte, lui, restera fermé jusqu’au printemps 2024. «Nous voulons avoir absolument tout terminé en juin 2024 puisque nous faisons partie des monuments qui accueilleront les Jeux Olympiques si la candidature de Paris est retenue», dit Mme Hubac. Mais d’ici le début des travaux, «nous avons encore trois ans et demi d’exploitation complètement normale du Grand Palais», souligne Mme Hubac.

Le coup d’envoi de la saison d’automne sera donné par l’exposition «Hergé» (à partir du 28 septembre) suivie par «Mexique 1900-1950» (à partir du 5 octobre).

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