A Papeete, Hollande reconnaît « l'impact » des essais nucléaires en Polynésie

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François Hollande, le 22 février, à Papeete, la capitale de Polynésie.
François Hollande, le 22 février, à Papeete, la capitale de Polynésie.

Le président de la république a par ailleurs admis « solennellement », mardi, la contribution de l’archipel à la force de dissuasion nucléaire française.

Les essais nucléaires menés en Polynésie française pendant trente ans ont eu un « impact environnemental » et « provoqué des conséquences sanitaires », a admis le président François Hollande, lors de son déplacement à Papeete, mardi 23 février. Cette reconnaissance était une vielle revendication des associations de défense des victimes et des élus locaux.

Le chef de l’Etat a annoncé une révision du traitement des demandes d’indemnisation des victimes des tests. La loi du 5 janvier 2010, dite loi Morin du nom de l’ancien ministre de la défense, a apporté des « avancées », mais seule « une vingtaine » de dossiers − sur un millier − ont abouti, a-t-il justifié.

Les Polynésiens considèrent que les essais sont la cause de nombreux cancers dans l’archipel, de fait, le président s’est engagé à ce que l’Etat accompagne le développement du service d’oncologie au centre hospitalier de Tahiti.

« Tourner la page » La « dette nucléaire » ou « milliard Chirac » (en francs, soit l’équivalent de 150 millions d’euros aujourd’hui), une dotation annuelle qui visait à compenser la perte d’activité économique engendrée par la cessation des tests en 1996, « sera sanctuarisée » et « son niveau sera dès 2017 rétabli à plus de 90 millions d’euros », a aussi promis M. Hollande, répondant là encore à une demande pressante des élus locaux.

« Les conséquences environnementales devront également être traitées » sur les atolls qui accueillaient les installations nucléaires, a-t-il poursuivi. L’Etat a...

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