A Mossoul, la bataille clé contre Daech

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A Mossoul, la bataille clé contre Daech
A Mossoul, la bataille clé contre Daech

Ils ont beau avoir multiplié les réunions secrètes et les briefings militaires, les stratèges de la coalition internationale ne savent pas exactement à quelle résistance ils vont devoir se frotter à Mossoul. Ni combien de temps durera la bataille. Tout dépendra de la motivation des combattants de Daech. Mais il y a fort à parier qu'elle sera élevée : la capitale de la région de Ninive, dernier fief irakien du groupe Etat islamique (EI), est un lieu hautement symbolique puisque c'est dans l'une des mosquées de la ville que Abou Bakr al-Baghdadi s'est autoproclamé « calife », en juillet 2014.

 

la ville déjà encerclée

 

Les Américains, qui dirigent de facto les opérations, ne veulent prendre aucun risque. C'est donc une armada impressionnante qui s'est mise en route dans la nuit de dimanche à lundi pour encercler la deuxième ville du pays, où vivaient encore deux millions de personnes avant la guerre (ils ne sont plus que 1,2 million aujourd'hui). Bombardements aériens, tirs d'artillerie... Les forces de la coalition ont déjà repris plusieurs villages en vingt-quatre heures sans rencontrer de difficultés majeures, n'essuyant en riposte que quelques tirs de mortiers.

 

Peshmergas sur le front nord, armée irakienne au sud

 

Au total, entre 30 000 et 40 000 hommes équipés de tanks, de véhicules blindés et de toute la technologie moderne vont attaquer sur cinq fronts différents. Au nord et à l'est, les peshmergas (combattants kurdes) vont se rapprocher progressivement des faubourgs de Mossoul tandis que l'unité d'élite de l'armée irakienne a prévu de percer les défenses de Daech au sud et de foncer vers le centre-ville pour tenter de sécuriser rapidement les bâtiments principaux.

 

la Turquie et l'Iran s'en mêlent

 

Ce n'est pas tout : des combattants sunnites entraînés par les Turcs devraient participer à l'offensive ainsi que des milliers de miliciens chiites parrainés par ...

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