A Molenbeek : « Qui a vu quoi ? Qui a entendu quelque chose ? »

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Place Oisiers, à Molenbeek, les habitants du quartier de la rue des Quatre-Vents attendent de rentrer chez eux, vendredi 18 mars.
Place Oisiers, à Molenbeek, les habitants du quartier de la rue des Quatre-Vents attendent de rentrer chez eux, vendredi 18 mars.

La commune belge a encore une fois subi l’attention des médias, vendredi 18 mars, en raison de l’arrestation de Salah Abdeslam. Entre résignation et curiosité, les habitants s’habituent à l’exceptionnel.

Comme une désagréable impression de déjà-vu, celle d’être pour quelques heures au centre du viseur. La ville belge de Molenbeek, où Salah Abdeslam l’un des auteurs présumés des attentats du 13 novembre a été arrêté vendredi 18 mars en compagnie de deux autres personnes, a connu une nouvelle fois l’angoisse d’une journée d’opérations antiterroristes. Rues bouclées, sirènes de police incessantes, détonations…

La dernière fois que la petite commune populaire avait vu pareille agitation, c’était quelques jours après les attaques de Paris. Salah Abdeslam avait séjourné dans un immeuble de la rue Delaunoy, à quelques mètres à peine de l’endroit où il a finalement été interpellé vendredi, rue des Quatre-vents. Abdelhamid Abaaoud, le cerveau des attentats abattu dans l’assaut de Saint-Denis, avait, lui, passé sa jeunesse dans ce même quartier, qui a en outre fourni un bon contingent de départ vers la Syrie. Les journalistes du monde entier avaient alors rappliqué et la ville inconnue quelques jours auparavant était devenue le symbole international de la radicalisation islamiste.

Cette fois-ci, les habitants connaissent le film. La plupart répondent d’avance aux questions que les premiers journalistes arrivés sur place ne leur ont pas encore posées. Leur ville est « tranquille », et leur religion, l’islam pour la plupart des gens présents, « n’a rien à voir avec tout ça ». « C’est une commune ici, pas une banlieue, les banlieues c’est en France », lance une habitante voilée, un en...

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  • restif1 il y a 9 mois

    Il y a certainement une complicité au moins tacite de la population. On a cru voir quelques objets lancées sur les policiers depuis les fenêtres