À Mizdah, après les frappes de la coalition

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REPORTAGE - L'explosion d'un dépôt d'armes a occasionné des dommages collatéraux dans cette ville libyenne sitée à 180 kilomètres au sud de la capitale.

C'est une modeste maison rouge, tout en béton. Une de ces nombreuses bâtisses à l'architecture monotone, alignées le long de cette artère de Mizdah, en plein milieu du désert libyen. Ici, dans cette cité d'à peine 20.000 âmes, à 180 kilomètres du brouhaha de Tripoli, la vie a pris un autre tournant, à la fin du week-end, quand les avions de la coalition ont lâché leurs missiles sur un dépôt d'armes. «On s'est tous réveillé avec un énorme bruit de détonation. J'ai cru que c'était toute la ville qui s'écroulait», raconte Mohammed, un voisin du quartier, en nous invitant à le suivre à l'intérieur de la maison. Une fois passé le perron, parfaitement intact, nous tombons sur un salon complètement calciné. Les murs sont noirs de suie. Des meubles, il ne reste plus rien. Le sol, lui, est jonché de cendres et de débris de vitre. En fait, ces dégâts seulement visibles de l'intérieur viennent d'une roquette Katioucha, qui a percé le mur de l'arrière-cour. «L

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