À Misrata, la situation sanitaire s'améliore

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Delphine Chedorge est responsable de programme adjointe au bureau des urgences de Médecins sans frontières. De retour d'une mission à Misrata, la grande cité côtière tenue par les rebelles libyens, elle témoigne pour le figaro.fr de la situation sur place.

LEFIGARO.FR. - Quelle atmosphère règne-t-il dans la ville ?

Delphine Chedorge. - Il n'y a plus de combats à Misrata même, les lignes de fronts sont situées à une vingtaine de kilomètres. Le centre-ville, qui avait été détruit durant les deux premiers mois du conflit, est aujourd'hui plus sécurisé et plus calme. Quant à la pénurie alimentaire, elle est pour le moment enrayée et on peut trouver en ville de la viande et des légumes. Mais on entend toujours les combats à l'arme lourde ainsi que les bombardements, et des salves de missiles touchent encore de temps à autre la périphérie de la ville, notamment la zone du port et des réserves d'essence. Dans ces conditions, la population, qui pleure encore ses morts, reste angoissée.

Cinq mois après le début des hostilités, dans quel état se trouvent les infrastructures sanitaires de la ville ?

Les structures fonctionnent assez bien. Celles qui avaient souffert pendant les deux premiers mois sont déjà en train d'être

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