"À Mexico, on avait des mecs armés jusqu'aux dents avec nous"

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"À Mexico, on avait des mecs armés jusqu'aux dents avec nous"
"À Mexico, on avait des mecs armés jusqu'aux dents avec nous"

Dès 1966, avec ses caméras et pour le plaisir, Adolphe Drhey est devenu un membre à part entière de l'équipe de France de foot. Il lance alors un premier projet de docu de foot filmé de l'intérieur et financé par Canal Plus : Dans le secret des Bleus, à l'occasion de la Coupe du monde 1986. Le point de départ de ce qui débouchera plus tard sur Les Yeux dans les Bleus de Stéphane Meunier. Interview de M. Dhrey, accompagné de l'ex-international Bruno Bellone.

Mondial 1986, Mexico. Vous accompagnez les Bleus muni de votre caméra, pour réaliser un documentaire sur l'équipe de France. Comment est né ce projet ?
Adolphe Drhey : J'étais déjà là en 1978, 1982 et 1984 avec les Bleus, mais c'est en 1986 que Canal Plus, alors à ses débuts, est venu me trouver au moment de la Coupe du monde au Mexique pour que je lui fasse un petit film.
« La passation entre Michel Hidalgo et Henri Michel, dans le bureau de Fernand Sastre, j'étais là aussi. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment. »Adolphe Drhey
J'étais déjà avec l'équipe, j'étais un privilégié, je savais que les images iraient aussi à la Fédération. Je connaissais un peu Fernand Sastre, Jean Sadoul aussi. Après George Boulogne, quand Hidalgo est arrivé sélectionneur, on a sympathisé, et on a gardé beaucoup de liens, si bien que pour tous les stages de Font Romeu, j'étais là. De l'humain et de la passion, toujours. La passation entre Michel Hidalgo et Henri Michel, dans le bureau de Fernand Sastre, j'étais là aussi. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment, peut-être parce que j'étais venu récupérer des images pour l'anniversaire de mon fils…

Toute l'équipe de France vous connaissait déjà depuis longtemps ?
AD : Quand les chaînes de télévision étaient là, j'étais déjà le seul à pouvoir rentrer dans les vestiaires. Je ramenais des images pour moi.
Bruno Bellone : Adolphe, c'est un amour, un mec bien, qui nous suivait partout. Au début, tu te méfies un peu, tu peux dire des conneries, tu perds vite l'habitude qu'il est là, il faisait partie du décor, hein... Il a filmé ce qu'il pouvait filmer, et nous a envoyé une cassette des images à la fin. C'était notre petit souvenir. La première fois que j'ai vu le film, je trouvais même que j'y étais beaucoup !
AD : Ils m'ont laissé faire parce que je ne dérangeais personne, je n'ai pas favorisé plus Platini qu'un autre, vraiment. Je posais ma caméra et je jouais aux cartes avec eux. Je ne filmais jamais quand ils fumaient par exemple.








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