À Marseille, visitez le futur écoquartier des «Crottes»

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Dans le nord de Marseille, un écoquartier flambant neuf va être livré dès septembre 2016. Au programme : 58.000 mètres carrés de logements, bureaux et équipements. Et de nombreuses innovations.

Le top départ de la COP21 approche à grands pas... L’occasion de découvrir un projet tourné vers l’avenir. Le groupe Eiffage ouvrait ce 18 novembre les portes du chantier du projet Allar - alias «Smartseille» - un écoquartier gigantesque où se confondront 58.000 mètres carrés de logements, bureaux, et équipements sur un terrain de plus de 2,7 hectares. Un projet d’envergure, complexe, fruit d’un riche écosystème partenarial entre la ville de Marseille, plusieurs grands groupes (Eiffage, EDF, Orange...), PME, et startups. «Un projet complexe», selon directeur général d’Eiffage Immobilier Philippe Plaza, qui ajoute que les mots clefs de ce projet sont «mixité sociale» et «vivre ensemble». Comme tous les écoquartiers.

Son emplacement exact? Le quartier dit des «Crottes», situé dans le 15e arrondissement de Marseille, du provençal «croto», qui signifie cave, ou souterrain. «Un nom qui est d’une grande aide marketing, vous vous en doutez», s’amuse Hervé Gatineau, directeur régional d’Eiffage Immobilier. Dans ce quartier plutôt pauvre de Marseille, on compte environ 3000 habitants. L’objectif n’est donc pas de construire un «bunker», mais un écoquartier ouvert, à l’intérieur comme à l’extérieur.

L’écoquartier est situé sur un terrain difficile, notamment parce qu’il est très pollué. Avant ce chantier, le terrain était occupé par une ancienne à gaz qui a été complètement rasée. Afin de dépolluer, le constructeur a choisi d’innover et de recourir à la «mycorémédiation», une technique qui consiste à dépolluer à l’aide de champignons. «En l’espace de deux à trois mois, 70% d’hydrocarbure ont pu être éradiqué», précise Hervé Gatineau.

400 logements, et des vues sur mer à 3000 euros le mètre carré

Les différents îlôts de l’écoquartier seront livrés entre septembre 2016 et jusqu’à la fin de l’année 2018. En tout, c’est 400 logements - dont 100 logements sociaux - qui seront livrés aux Crottes. Certains d’entre eux seront modulables, et pourront ainsi s’adapter aux besoins logistiques de ses occupants. D’autres logements ont des prestations de choix: une vue directe sur le port et sur la mer. C’est celle que l’on voit sur notre illustration. «Dans d’autres quartiers, cette vue se paierait 8000 à 9000 euros le mètre carré... Nous avons décidé de vendre cela à 3000 euros», explique Hervé Gatineau. Petite précision toutefois: la vue que l’on dévoile ici omet de représenter les quelques lignes de chemin de fer, entre l’immeuble et le port! Les constructeurs ont pour ambition de les couvrir afin d’épurer la vue.

Pour créer une vraie vie de quartier et un sentiment permanent d’ouverture, de grandes façades vitrées et un éclairage intérieur naturel... Ruches urbaines, toits végétalisés, agriculture urbaine, et «jachères fleuries» sont également au programme. Pour ce projet, le constructeur s’est fixé des objectifs réunis dans ce que le groupe appelle le «low cost-easy tech». Comprendre: faciliter la vie grâce à des prix d’usage très faible tout en utilisant des technologies dernier cri, et intuitives. Ainsi, un système d’échange de chaleur à l’intérieur de l’îlot a été élaboré, afin que les apports des uns compensent les besoins des autres. Il s’agit d’une «boucle thalassothermique» qui consiste à récupérer les calories ou les frigories de l’eau de mer afin d’alimenter un réseau d’eau douce raccordés par des pompes. Un dispositif qui devrait faire tomber la facture énérgétique d’un logement à 770 euros par an.

En matière d’high tech, la vie de l’écoquartier sera gérée depuis une application et un portail web, sur lequel chaque habitant aura un accès et une adresse mail «@smartseille.com». Un service de e-conciergerie haut de gamme, intuitif, où tous les acteurs pourront faire leurs courses comme lire des informations sur la vie de l’écoquartier. «Il y aura également des petites actualités sur la vie des habitants avec des petits jeux. Par exemple, un sujet sur la consommation d’énergie et sur les habitants qui consomment le plus d’électricité», conclut Hervé Gatineau. Le plus mauvais élève sera donc invité à rapidement prendre rendez-vous avec son coach de consommation d’énergie!

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