A Marseille, on rêve déjà plus grand

le , mis à jour à 06:44
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A Marseille, on rêve déjà plus grand
A Marseille, on rêve déjà plus grand

Des terrasses bondées, des jeunes, des vieux, et des maillots ressortis des placards. Malgré la 12e place au coup d'envoi, malgré la température un brin frisquette, il régnait, hier soir, un doux mélange de ferveur et de sérénité sur la place Notre-Dame-du-Mont. « Pour la première fois depuis longtemps, je sens qu'on peut faire quelque chose, il va y avoir un électrochoc. J'en ai la boule au ventre, glisse Patrice, en s'asseyant devant l'une des trois télés du Bar du Marché. Mais même si on le perd, ce match, le réveil sera moins douloureux demain. Margarita Louis-Dreyfus est partie, McCourt est arrivé, il y a de l'espoir. Enfin. »

 

A l'image du quadra à la casquette, les supporteurs de l'OM s'agglutinent devant les écrans. Tous sont venus voir le premier clasico de l'ère américaine, et la première d'un certain Rudi Garcia, aussi. Pago fraise à la main, Marino, un Italien installé à Marseille depuis quinze ans, a forcément un avis sur son nouveau coach : « A Rome, il a fait du très bon boulot pendant deux saisons, et il a été champion avec Lille, ce n'est pas rien, rappelle-t-il. Mais, surtout, il sait gérer la pression, et il a un truc qui fait qu'on a envie de le respecter. Et puis, il aime l'offensive. »

 

Sauf qu'hier Garcia a changé ses habitudes en installant 5 défenseurs, et Marseille attaque timidement la partie. 14e minute, Verratti s'écroule, le Bar du Marché se lève. « A l'hôpital ! » chante une table de lycéens. « C'est les Italiens, ça », s'amuse Marino. Le contexte, le rachat sont désormais de lointaines notions. Les amoureux de l'OM sont entrés dans leur match. On salue les interventions de Pelé, on s'amuse de Clinton Njie — « Il est vraiment sur la feuille de match ? » — et des oreilles de Di Maria. « Mais on s'emmerde quand même un peu, c'est fermé, on a du mal à les inquiéter », souligne Kamel, la vingtaine, avant de bondir de sa chaise sur un sauvetage de Doria. La ...

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