«À Marseille, le rapport de forces s'est inversé»

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Alors qu'un comité interministériel sur la sécurité dans la Cité phocéenne se tient jeudi, les policiers marseillais témoignent d'une situation de plus en plus tendue.

Alors qu'une épidémie de règlements de comptes ensanglante Marseille, se soldant par un bilan de vingt morts depuis janvier, le gouvernement sonne le tocsin en provoquant jeudi après-midi un comité interministériel sur la question. Sur fond d'insistantes rumeurs de chaises musicales jusqu'au sommet de leur hiérarchie, les policiers censés tenir la Cité phocéenne tentent tant bien que mal de faire face à une violence qui, à leurs yeux, a atteint un niveau paroxystique. Or, ils sont à peine 3000 pour couvrir une superficie grande comme la Seine-Saint-Denis, quadrillée elle par 4500 fonctionnaires. Tous savent que les «flingages» appartiennent au code génétique de la ville, gardant encore en mémoire la tuerie d'Auriol ou encore celle du bar du Téléphone, qui avait fait une dizaine morts.

«Âgés de vingt ans à peine, les trafiquants brassent tellement d'argent, jusqu'à 2000 euros par jour, qu'ils se fichent éperdument des lois républicaines, observe Barbara Laval

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