A Marseille, la Nuit debout se heurte durement à la réalité des quartiers nord

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Nuit debout cours Julien, dans le centre-ville de Marseille, le 16 avril. Samedi 23 avril, le mouvement a tenté sans succès de se délocaliser dans les quartiers nord.
Nuit debout cours Julien, dans le centre-ville de Marseille, le 16 avril. Samedi 23 avril, le mouvement a tenté sans succès de se délocaliser dans les quartiers nord.

A la cité des Flamants, les habitants ont accueilli fraîchement ou avec indifférence la première tentative de délocalisation du mouvement hors du centre-ville.

« Vous êtes les bienvenus. » La phrase est finalement arrivée, mais elle a beaucoup tardé. Ponctuant une longue « mise au point » que la maigre assistance de la première Nuit debout organisée dans les quartiers nord de Marseille ce samedi 23 avril – une centaine de personnes au plus fort de la soirée – a encaissée sans broncher. Fatima Mostefaoui, 50 ans, figure militante de la cité des Flamants (14e), joue le rôle de la puissance accueillante et tient à « dire les choses » en introduction. « Même si certains vont faire une dépression après… » s’amuse-t-elle.

Juchée sur les petits gradins en bois de palette qui font face au public, cette membre du collectif Pas sans nous cogne :

« Ici, cela fait trente ans qu’on est debout. On n’a pas attendu pour combattre la précarité, les violences policières, les injustices sociales… Vous venez libérer notre parole ? Mais notre parole est libre. Personne ne l’entend parce qu’elle est censurée et stigmatisée » Face à elle, l’auditoire est presque exclusivement composé de militants associatifs, d’étudiants et de journalistes… Des habitués des Nuits Debout marseillaises, qui, depuis le 31 mars, se déroulent au cours Julien, en plein cœur du quartier populaire et culturel de La Plaine (6e), réunissant chaque semaine quelques centaines de personnes.

« Les gens se foutent de la réforme du code du travail » Comme Félix, 31 ans, ils arrivent du centre-ville et découvrent pour la plupart cet ensemble immobilier d’un millier d’habitants, fraîch...

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  • janaliz il y a 11 mois

    Pauvres gens debout qui ne comprennent rien à rien...