A Marseille, Cazeneuve s'inscrit dans les pas de Valls

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BERNARD CAZENEUVE DANS LES PAS DE MANUEL VALLS À MARSEILLE
BERNARD CAZENEUVE DANS LES PAS DE MANUEL VALLS À MARSEILLE

EILLE (Reuters) - Bernard Cazeneuve s'est inscrit vendredi à Marseille dans les pas de son prédécesseur Manuel Valls, au lendemain d'un nouveau règlement de compte mortel, le cinquième depuis le début de l'année dans la deuxième ville de France.

Revue des effectifs à l'Hôtel de police, visite du centre de vidéosurveillance municipal, déplacement dans une cité des quartiers nord de la ville : le nouveau ministre de l'Intérieur a effectué un premier déplacement dans la cité phocéenne pour mesurer les effets de la politique du gouvernement sur la criminalité marseillaise.

"Je suis venu non pour faire une annonce mais pour rencontrer les acteurs de terrain de manière à mesurer concrètement les décalages qui peuvent exister entre les objectifs fixés et les résultats que nous obtenons", a-t-il dit.

Décidé à poursuivre le travail "sur les fondations posées par (son) prédécesseur", Bernard Cazeneuve a rappelé les 300 policiers et gendarmes affectés depuis 2012 à Marseille, la réorganisation des services et la mobilisation d'unités mobiles dans les quartiers, notamment dans les deux zones de sécurité prioritaires (ZSP) que compte la ville.

Une politique qui, selon le ministre, a porté ses fruits avec une diminution de 14 % des atteintes aux personnes et de 8 % des atteintes aux biens dans les ZSP.

Il a également souligné le recul des vols à main armée et l'augmentation des saisies d'armes, 174 depuis le début 2014 contre 52 l'an dernier, "notamment celles utilisées dans les règlements de compte".

La visite de Bernard Cazeneuve a eu lieu au lendemain de la mort d'un homme de 25 ans, tué à l'arme automatique de type Kalachnikov dans les quartiers nord de la ville, "un mort de plus, un mort de trop et un échec pour nous", souligne-t-il.

Il s'agit du cinquième règlement de compte mortel depuis le début de l'année dans la deuxième ville de France, le huitième dans les Bouches-du-Rhône.

En 2013, 17 règlements de comptes mortels ont été enregistrés dans le département, dont 15 à Marseille, la plupart sur fond de rivalités liées au trafic de stupéfiants dans les cités sensibles de la ville.

Pour "amplifier la lutte contre l'insécurité", Bernard Cazeneuve a notamment annoncé une intensification de la saisine des avoirs des malfaiteurs. "Il n'y a pas dans la République de sanctuaire pour ceux qui récupèrent de l'argent à travers des actes délictueux".

(Jean-François Rosnoblet; édité par Yves Clarisse)

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