A Manchester, Paris ne connait pas la pression

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Si le PSG avait besoin de signaux positifs avant son grand rendez-vous de mardi soir, ses premiers contacts avec l’Etihad Stadium ont plutôt dû le rassurer.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A MANCHESTER, DAVID AIELLO

Premier constat : la pression ne devrait pas être insoutenable pour les Parisiens. Le stade (55 000 places) ne sera sans doute pas plein mardi soir et l’affiche semble laisser la ville complètement indifférente. Pas un maillot des Citizens aperçu de la journée et le baromètre « Taxi » de confirmer cette impression : « contre qui joue City demain ? »Autre preuve, la traditionnelle conférence de presse d’avant-match se déroule dans une salle de presse moitié moins remplie qu’au Parc des Princes mardi dernier. Et les questions des médias anglais à Laurent Blanc et Thiago Motta se comptent sur les doigts d’une main. Surpris autant que ravi, l’Italo-Brésilien ne s’est d’ailleurs pas fait prier pour quitter les lieux après moins de dix minutes, un grand sourire en bannière. Habitué des Clasico en tous genres, l’ancien Barcelonais a expédié l’exercice fissa, pesant seulement ses mots pour évoquer le cas Verratti : « tous les joueurs du groupe sont importants », a-t-il tenu bon de souligner. Ça ne mange pas de pain et cela a permis d’éviter d’en dire trop sur les conséquences d’une éventuelle absence du « Hibou ». Aussi simple et efficace qu’une passe en retrait dans l’axe...Même décontraction pour Laurent Blanc. Marco Verratti est finalement dans le groupe ? « Pour lui comme pour David Luiz ou Matuidi, c’est juste une façon de concerner tout le monde. » Et voilà, LE sujet du jour est clôt en trois phrases et avec le sourire en plus. Non vraiment, la pression médiatique n’étouffera pas ce quart de finale retour de Ligue des Champions. Blanc quitte la salle de presse à son tour, lui aussi visiblement satisfait.Quelques minutes plus tard, le regard a changé, le visage s’est fermé. Le coach parisien réunit son groupe sur la pelouse pour lancer le dernier entraînement. Le message semble très ferme. En guise de conclusion, le Cévenol boxe ses mains à trois reprises. Le groupe est appliqué, Marco Verratti a encore le sourire. Pourtant quelques minutes plus tard, il quittera ses partenaires avant la fin de la séance. Un mauvais signe ? Peut-être, mais pas suffisant pour faire perdre son légendaire sourire au Président Al-Khelaïfi, attentif et serein au bord de la pelouse...
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