A Lyon, Emmanuel Macron accélère sa vraie-fausse campagne et engrange les ralliements

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Emmanuel Macron à Lyon le 24 septembre.
Emmanuel Macron à Lyon le 24 septembre.

L’ancien ministre de l’économie et presque candidat à l’élection présidentielle était samedi à Lyon, au sommet des réformistes européens.

Emmanuel Macron continue sa marche en avant. Malgré un appel (officieux) au boycott lancé par une partie de la gauche, l’ex-ministre de l’économie a fait l’unanimité lors de sa venue au sommet des réformistes européens, organisé samedi 24 septembre à Lyon par l’Institut Montaigne, un cercle de réflexion libéral, et par les Gracques, un think tank proche de l’aile droite du parti socialiste (PS).

« Je préfère me réjouir des présents que commenter les absents », a indiqué M. Macron à son arrivée en début d’après-midi au musée des Confluences, où se réunissait une centaine d’universitaires, de chefs d’entreprise, d’hommes politiques et de responsables associatifs européens, pour débattre de l’avenir du Vieux continent. Regrettant que sa venue ait pu provoquer « des soubresauts », il a pour autant fustigé les absents de dernière minute. « Où bien ils n’avaient pas grand-chose à dire, où bien ils ont subi des pressions », a-t-il regretté.

Initialement prévus au programme, le commissaire européen Pierre Moscovici, l’ancien banquier Jean Peyrelevade, l’économiste Jean Pisani-Ferry, l’ex-ministre Jean-Louis Borloo ou encore les responsables de Terra Nova, un think tank proche du PS, avaient annulé leur venue, par crainte plus ou moins avouée d’être associés à un meeting de campagne de M. Macron. Co-organisateur de l’événement, Gérard Collomb, maire de Lyon et soutien de poids de l’ancien banquier de chez Rothschild, avait dénoncé « une vraie chasse » contre son poulain.

Cela n...

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