À Lille, Martine Aubry tacle Hollande et déjoue les plans de l'UMP

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Martine Aubry et le centriste Damien Castelain : la première a permis au second d'accéder à la présidence de la communauté urbaine de Lille.
Martine Aubry et le centriste Damien Castelain : la première a permis au second d'accéder à la présidence de la communauté urbaine de Lille.

Pour Martine Aubry, pas de doute : l'échec de la gauche à Lille s'explique en partie par "un refus de la politique nationale que les Français ne comprennent pas". Avant de prendre part au vote de la communauté urbaine de Lille (Lille Métropole), l'ancienne première secrétaire du PS a adressé un tacle en direction de François Hollande et du gouvernement socialiste. "Nous avons fait des erreurs dans un certain nombre de villes", a-t-elle toutefois concédé. La maire de Lille vient de perdre son siège de présidente de la communauté urbaine lilloise. Mais elle a fait barrage au député UMP Bernard Gérard, président du groupe MCU. L'année 2014 devait pourtant être l'année de l'UMP à Lille Métropole, après que Tourcoing et Roubaix, notamment, ont basculé à droite lors des dernières municipales. "Si la gauche n'a pas gagné, force est de constater que la droite classique n'a pas non plus la majorité", a commenté Martine Aubry, qui n'a présenté aucun candidat. Avec le soutien des socialistes et des Verts, Damien Castelain, maire de Péronne-en-Mélantois, une commune de moins de 900 habitants, accède donc à la présidence de la communauté urbaine. Le candidat sans étiquette, mais à la tête du groupe de centre droit Métropole passion commune (MPC), a ainsi recueilli 108 voix. Une victoire éclatante, la majorité absolue étant fixée à 88 voix. La maire de Lille a affirmé qu'elle avait "beaucoup de convictions communes" avec le groupe...

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