À Levier, des habitants indifférents au sort de la famille Dibrani

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Le sort de la famille Dibrani émeut davantage le monde politique, médiatique et associatif que les habitants du village où elle résidait dans le Doubs.

«On ne peut pas dire qu'on souhaite qu'ils reviennent ou qu'on est contre», résume une habitante. Au vrai, si l'½il reste méfiant pour «l'étranger» dans ces contrées traditionnelles, c'est plus l'indifférence qui parle que les langues. Ici, on a intégré depuis longtemps dans le paysage les sans-papiers du centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada) où Leonarda Dibrani vivait avec les siens depuis quatre ans. Six familles sont accueillies dans ces logements. Mais c'est à peine si on les connaît. «Ils existent, voilà tout», dit un commerçant. «On croisait les Dibrani parfois, surtout les enfants, dit Kristine, une jeune serveuse de café, mais les parents ne sortaient pas de chez eux.»

À la sortie des classes de l'école primaire jouxtant le foyer d'accueil, on fait l'hypothèse qu'«un ou deux des pet...

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