A la Toussaint, pensez aussi à votre mort... numérique

le , mis à jour à 09:06
1
A la Toussaint, pensez aussi à votre mort... numérique
A la Toussaint, pensez aussi à votre mort... numérique

Pour ne parler que de choses matérielles, mourir, c'est laisser derrière soi une maison remplie de souvenirs, une parcelle de terre, des biens financiers mais aussi — et on ne s'en préoccupe pas du tout — une boîte mail, un compte Facebook, Twitter ou autres qui continueront d'arborer votre photo de profil souriante et vos derniers messages comme si de rien n'était. Comme si un fantôme 2.0 continuait de hanter la Toile. Une souffrance supplémentaire pour les proches et un risque, notamment, d'usurpation d'identité lorsque ces comptes ne sont plus actifs depuis un certain temps.

 

Alors que des familles profiteront de la Toussaint pour rendre hommage à la mort terrestre de leurs proches, quid alors de la « mort numérique » ? La société Newmanity, connue pour être un réseau social « écolo et responsable », très sensibilisé à la confidentialité des données de ses utilisateurs et porte-drapeau d'un « Web humain », s'apprête à lancer un service post-mortem, gratuit, permettant aux utilisateurs de désigner un légataire chargé de gérer leurs comptes après leur mort.

 

Bref, vous pourrez bientôt hériter des données numériques d'un proche. Actuellement en test auprès de 3 000 utilisateurs, le service sera déployé avant le 15 novembre.

 

« Nous avons engagé cette réflexion il y a six mois, après l'appel d'une maman. Elle venait de recevoir un e-mail de son fils, décédé depuis deux mois, l'invitant à rejoindre son réseau. Il avait sa messagerie chez nous et un algorithme a envoyé cette invitation. Elle était complètement sous le choc, et nous, on se demandait comment on avait bien pu laisser passer ça. L'algorithme avait pris le pas sur l'humain alors que notre philosophie, c'est le contraire », s'émeut Stéphane Petibon, directeur général de Newmanity.

 

Rien dans la loi ne prévoit que nos comptes numériques soient automatiquement fermés à notre mort. En l'absence de directives ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 il y a 9 mois

    Boursorama ferait bien de lire cet article, je connais au minimum 3 ex membres fortement actifs qui sont décédés, mais leurs mails semblent immortels depuis des années. Il me semble qu'un compte de membre inactif depuis un an devrait être clôturé et tous les posts enlevés. Un minimum de correction.