À la Samaritaine, début du chantier après trois ans de blocage

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EN IMAGES - Le projet faisait du surplace depuis 2012, perturbé par des associations estimant que la façade rénovée ne serait pas conforme avec les règles de l’urbanisme parisien. Finalement, les travaux ont débuté.

Un dossier chaotique et semé d’embûches sur lequel Le Figaro Immobilier s’est penché à plusieurs reprises. Après moult rebondissements seize mois durant - dont les recours d’associations estimant que la façade rénovée de la Samaritaine ne serait pas conforme avec les règles de l’urbanisme parisien - le chantier de La Samaritaine (sur les bords de Seine, dans le premier arrondissement de Paris) a enfin débuté, après que le Conseil d’Etat a finalement tranché en faveur du projet porté par le propriétaire des lieux, Bernard Arnault. C’était en juin dernier.

C’est donc parti pour trois ans de travaux, pour un relooking complet! L’objectif est de taille: transformer totalement les quelque 70.000 mètres carrés du grand magasin qui avait ouvert en 1870... En 2018, on y trouvera donc de multiples commerces, des bureaux... auxquels il faut ajouter un hôtel de luxe qui comportera 72 chambres et suites, ainsi que 96 logements sociaux et une crèche de 60 berceaux. Au total, la transformation de la Samaritaine devrait coûter environ 500 millions d’euros!

Si vous êtes un fan absolu de cette belle façade de style Art nouveau et Art déco - qui est vraisemblablement l’une des plus belles de la capitale - vous risquez en revanche d’être déçu. Elle sera masquée par une façade beaucoup plus classique de constructions modulaires, dont la présence est indispensable au chantier.

Garder de l’authenticité malgré la modernité

Ce sont les deux architectes japonais de l’agence Saana, Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa, lauréats du prix Pritzker 2010, qui sont chargés du chantier. Parmi les idées directrices de cette Samaritaine nouvelle version, l’agence Sanaa se propose de créer un site «moins dense» pour «donner une respiration à l’engorgement des espaces de ventes». D’où cette idée de créer de vastes cours patios éclairées naturellement par la lumière zénithale et de jouer sur la transparence.

Au-delà de l’emblématique façade quai du Louvre avec son enseigne parfaitement reconnaissable, le projet souhaite lui donner un pendant contemporain, rue de Rivoli. L’occasion, selon Sanaa, de «proposer un renouvellement de l’image de la Samaritaine sur l’espace public parisien». Malgré cette approche très contemporaine avec une nouvelle façade vitrée de 73 mètres de large sur 25 mètres de haut, le bâtiment compte bien préserver les éléments d’époque les plus caractéristiques. Le patrimoine architectural art Nouveau et Art déco hérité des architectes Jourdain et Sauvage, avec ses escaliers, ses ferroneries et ses fresques, sera bel et bien restauré et mis en valeur.

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