À la retraite le plus tôt possible

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Selon une enquête de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, 68% évoquent l'envie de profiter de leur temps libre le plus longtemps possible.

Alors que le gouvernement vient de repousser l'âge légal de départ en retraite à 62 ans (d'ici à 2018), une enquête publiée par la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), la direction de la sécurité social (DSS) et la Drees (direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) montre l'empressement des Français à quitter la vie active. Les organismes ont interrogé 3.000 personnes représentatives parmi les 678.000 qui ont liquidé leurs droits entre juillet 2008 et juin 2009. Les trois quarts d'entre elles (74,1%) ont ainsi affirmé avoir pris leur retraite dès qu'elles en ont eu la possibilité.

Au cours de la période étudiée, l'âge moyen réel de liquidation des droits a été de 61,2 ans. Mais s'ils avaient eu le choix, la moitié de ces «jeunes retraités» auraient préféré partir plus tôt, à 60,1 ans. Un quart d'entre eux affirment qu'il est même souhaitable de partir avant cet âge, quand 18% s'estiment prêt à poursuivre leur activité jusqu'à 65 ans, voire au delà.

Questionnés sur leur connaissance des dispositifs permettant de poursuivre une activité après l'âge légal de départ en retraite, plus de la moitié des Français du panel (57%) ont affirmé qu'ils «savaient» ce qu'était le cumul emploi-retraite. Ils sont moitié moins nombreux à connaitre le dispositif de la surcote (25%). Seules 10% des personnes interrogées ont d'ailleurs bénéficié de cette majoration de pension, et parmi elles, 17% uniquement ont continué à travailler dans ce but.

Profiter de sa retraite

Mais l'enquête s'est surtout intéressée aux motivations qui ont conduit ces «jeunes retraités» à cesser leur activité. Elle révèle que dans 71% des cas, le fait d'avoir atteint l'âge nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein (164 trimestres cotisés ou être âgé de 65 ans) a été déterminant. Le désir de profiter de son temps libre le plus longtemps possible est décisif pour 68% des personnes interrogées. Des motifs liés à l'activité professionnelle exercée comme l'absence de perspective d'évolution, les conditions de travail, l'absence de proposition d'adaptation du poste ou des horaires, la mise à la retraite d'office ou encore un licenciement, sont invoqués dans 46% des cas. 40% des personnes ont, quant à elles, parlé d'une «lassitude» vis à vis du travail.

Les motivations liées à un projet personnel ou familial sont évoquées par moins d'un quart des répondants. Pour ces retraités partis en 2008 et 2009, La peur de l'avenir et notamment d 'une réforme qui risquait de réduire leurs droits a en revanche joué un rôle dans un tiers des décisions.

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