A la recherche d'un nouvel élan, Sarkozy en démonstration à Paris

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    * Environ 6.000 partisans au Zénith 
    * L'ex-président a égrené ses thèmes de campagne 
    * Et marqué sa différence avec Alain Juppé 
    * Objectif : refaire son retard dans les sondages 
 
    PARIS, 9 octobre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a ajouté 
dimanche le "déclassement" à ses thèmes de campagne 
traditionnels, qu'il a égrenés lors d'une démonstration de force 
conçue pour galvaniser son électorat et refaire son retard sur 
Alain Juppé, toujours favori pour décrocher l'investiture 
présidentielle de la droite. 
    Lors de son plus grand meeting d'avant-premier tour de la 
primaire, au Zénith de Paris, l'ex-président s'est présenté en 
héraut du "peuple" face aux "élites". 
    "Je veux parler au nom de cette majorité silencieuse qui ne 
manifeste pas, qui ne bloque pas, qui ne revendique pas", a-t-il 
lancé devant environ 6.000 partisans et la Sarkozie réunie au 
complet, de François Baroin à Christian Estrosi en passant par 
Patrick Balkany, le sulfureux maire de Levallois-Perret. 
    "Je ne cherche pas la bénédiction du petit Paris mondain, je 
cherche la résurrection du peuple de France." 
    Il a notamment défendu son souhait de soumettre au 
référendum ses propositions de suspension du regroupement 
familial et de mise en rétention administrative des personnes 
fichées S susceptibles de représenter une menace. 
    Dans une registre proche de sa campagne de 2012, l'ancien 
chef de l'Etat a lancé vendredi cette idée dans l'espoir de 
donner un nouvel élan à sa campagne, à moins d'un mois et demi 
du premier tour, prévu le 20 novembre. 
    "Je solliciterai l'avis des Français par référendum, parce 
que ça sera à vous de décider et à personne d'autre", a-t-il 
déclaré en invoquant l'héritage de Charles De Gaulle pour 
justifier la tenue de cette double consultation le jour du 
second tour des législatives de 2017. 
    Dans une ferveur de printemps électoral, il a également 
ironisé sur "les juristes, les spécialistes", dont certains ont 
exprimé leur scepticisme au sujet de la possibilité d'organiser 
ces deux référendums.  
    On pouvait également entendre, dans sa critique des élites, 
une référence à mots couverts à Alain Juppé, dont il n'a jamais 
prononcé le nom.  
    "J'entends déjà la voix de ceux pour qui dénoncer le 
déclassement serait céder aux sirènes du pessimisme, serait 
noircir le tableau, serait dresser un portrait trop sombre d'une 
France qu'ils imaginent si heureuse", a-t-il dit, en écho à 
"l'identité heureuse" voulue par l'ex-Premier ministre. 
     
    "UN LEADER DU MONDE"  
    Nicolas Sarkozy, donné systématiquement perdant dans les 
sondages, a marqué durant les 50 minutes de son discours sa 
différence avec son principal rival, lequel mène une campagne 
plus au centre et n'hésite pas à inviter les "déçus du 
hollandisme" à voter en novembre. 
    Décisive, la question du panel d'électeurs appelé à désigner 
le champion de la droite alimente depuis plusieurs jours les 
querelles entre les deux camps, les uns accusant les autres de 
vouloir dénaturer le scrutin. 
    Désireux de courtiser un électorat plus à droite que son 
adversaire, Nicolas Sarkozy a toutefois laissé la parole à 
François Baroin, héritier politique de Jacques Chirac et tenant 
d'une droite plus sociale. 
    Le maire de Troyes, à qui l'ex-chef de l'Etat promet le 
poste de Premier ministre en cas de victoire, a prononcé un 
discours davantage axé sur les questions économiques et fait 
huer les noms d'Arnaud Montebourg et d'Emmanuel Macron, qui se 
sont succédé à Bercy sous le quinquennat de François Hollande. 
    Ingrid Betancourt, ex-otage des miliciens Farc dans la forêt 
colombienne, a quant à elle fait un éloge sans nuance de Nicolas 
Sarkozy, dépeint en "leader du monde (qui) a sa place parmi les 
grands". 
    Ces interventions avaient pour but de rasséréner l'électorat 
sarkozyste, sur lequel mise l'ex-président pour refaire son 
retard dans les intentions de vote - près de vingt points au 
second tour dans un sondage Odoxa paru dimanche.     
    Les Sarkozystes "sont sûrs d'être dans le point de gravité 
de l'électorat de droite et du centre", a assuré Gérald 
Darmanin, coordonnateur de la campagne, avant le meeting. 
    "On attend que les autres candidats fassent comme Nicolas 
Sarkozy, tous les deux jours sur le terrain, tous les deux jours 
avec des réunions publiques, tous les deux jours avec des salles 
pleines", a-t-il ajouté, certain, dit-il, de la capacité de 
l'ex-chef de l'Etat à "déjouer les pronostics". 
    Prochaine date cochée au calendrier de Nicolas Sarkozy : le 
premier débat télévisé, le 13 octobre, avec les six autres 
candidats à la primaire. Parmi eux: Alain Juppé. 
 
 (Simon Carraud, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • GR207 il y a un mois

    où il devrait succéder à Juppé....

  • pbenard6 il y a un mois

    passe d'abord par la case prison!