«À la prison de Meaux, un détenu appelait au combat»

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La prison reste un terrain de conversion privilégié pour l'islam radical. D'autant plus que les aumôniers musulmans sont toujours trop peu nombreux pour répondre à la demande des détenus.

Ne parlant pas un seul mot de français, il avait fini par devenir la référence en matière de doctrine religieuse à la maison d'arrêt de Nanterre. Prônant un islam radical et s'improvisant imam au sein de l'établissement, ce détenu turc incarcéré pour terrorisme «s'était constitué une véritable cour», comme le rapporte aujourd'hui l'ancien aumônier musulman de Nanterre, Yaniss Warrach. «Il se déplaçait entouré de gardes du corps et s'était attiré les services d'un prisonnier qui lui servait d'interprète», raconte encore ce dernier. «L'émir» - surnom de ce détenu - avait même créé dans sa cellule tout un décor oriental avec tapis aux murs et au sol. «Il assistait à mes prêches pour mieux les attaquer», se souvient Yaniss Warrach.

Cet épisode, qui avait duré plusieurs mois en 2010 avant que l'administration pénitentiaire intervienne, est, d'après nombre d'acteurs du monde carcéral, un cas extrême. Toutefois, la diffusion d'un islam violent derri

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