A la prison d'Osny, la piste d'une attaque djihadiste concertée

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La maison d'arrêt du Val-d'Oise.
La maison d'arrêt du Val-d'Oise.

Le comportement de certains détenus après l’agression contre deux surveillants, dans cette unité dédiée à la prévention de la radicalisation, intrigue les enquêteurs.

Il s’agit sans doute de la première attaque djihadiste élaborée et exécutée dans une prison française. Le fait qu’elle se soit déroulée dans l’unité de prévention de la radicalisation de la prison d’Osny (Val-d’Oise) – première des cinq structures du genre à avoir ouvert ses portes fin janvier pour accueillir des détenus radicalisés – ne manquera pas de raviver les sérieux doutes qui avaient accompagné leur lancement.

Dimanche 4 septembre à 14 h 53, Bilal Taghi, 24 ans, condamné à cinq ans de prison en mars pour avoir tenté de gagner la Syrie, est invité à sortir de sa cellule par un surveillant pour rejoindre la promenade. Les caméras de vidéosurveillance ont immortalisé la scène. Le jeune homme traverse le couloir sur une dizaine de mètres, une serviette à la main, et s’apprête à descendre l’escalier quand le fonctionnaire – toujours posté devant sa cellule – le rappelle, sans doute pour lui demander d’y laisser son linge de toilette.

Bilal Taghi rebrousse chemin, fait mine de rentrer dans sa cellule, sort une lame de sa serviette et agresse violemment le fonctionnaire. Il expliquera, en garde à vue, avoir confectionné cette arme blanche d’une trentaine de centimètres à partir d’une tige métallique extraite de la fenêtre de sa cellule.

La scène qui suit est d’une rare violence. En quatorze secondes, Bilal Taghi assène neuf coups au surveillant, visant ostensiblement la tête pour tuer. Il le poursuit dans le couloir, jusqu’à ce que ce dernier parvienne à s’enfuir en pre...

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