A La Grande Motte, Fillon charge Sarkozy

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A La Grande Motte, Fillon charge Sarkozy
A La Grande Motte, Fillon charge Sarkozy

Dans le courant de la journée, un de ses proches, Jérôme Chartier, assurait que François Fillon était ressorti de la prestation de Nicolas Sarkozy à l'UMP avec «le sentiment d'un affranchissement total» vis-à-vis de l'ex-président. Démonstration faite, en début de soirée, au cours de son meeting de La Grande Motte (Hérault). L'ancien Premier ministre, silencieux depuis la réunion de crise de lundi, n'a pas retenu ses coups. Devant 500 supporters, il est apparu combatif, l'oeil rivé sur la primaire de 2016.

Grâce à cette compétition interne organisée en vue de la présidentielle de 2017, assure-t-il , «les conciliabules secrets pour désigner notre candidat c'est fini». «L'auto-proclamation, c'est fini.» Fervent défenseur de la primaire -contrairement à Jean-François Copé ou aux sarkozystes qui n'imaginent pas leur champion s'y soumettre- l'ancien chef du gouvernement veut galvaniser les militants : «En 2016, c'est vous qui désignerez celui que vous jugerez le plus à même de rassembler les Français.»

«L'UMP ne peut vivre dans l'attente d'un homme providentiel !»

C'est que, selon lui, tout le monde doit «refaire (ses) preuves». «Chacun a le droit de vouloir servir son pays et chacun aura le droit d'être candidat aux primaires, mais personne ne peut dire: circulez ! Il n'y a rien à voir, le recours c'est moi ! Ça n'est pas ma conception de notre famille politique qui doit vivre, avancer, débattre et s'interroger aussi», lâche-t-il. «Moi le premier.»

La prestation de Nicolas Sarkozy devant l'UMP, l'ex-Premier ministre l'a «écoutée avec intérêt et respect». Cependant il «ne lie pas l'avenir de l'UMP à un homme». Alors que les spéculations sur le retour de l'ancien chef de l'Etat vont bon train, François Fillon engage au contraire son parti à aller de l'avant : «L'UMP ne peut vivre immobile, congelée, au garde à vous, dans l'attente d'un homme providentiel !»

L'ancien chef du gouvernement ne se ...

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