À la frontière du Bangladesh, "les militaires indiens n'hésitent pas à tirer"

le
0
L'Indian Border Security Force (BSF) sépare l'Inde et le Bangladesh.
L'Indian Border Security Force (BSF) sépare l'Inde et le Bangladesh.

Épaisse moustache et ton martial. Malgré une amorce de sourire, le militaire bangladais qui surveille le poste-frontière entre le Bangladesh et l'Inde ne plaisante pas. « Chaque semaine, les soldats indiens tuent au moins une personne, sinon deux, qui tentent de franchir illégalement la frontière. Ce sont toujours les Indiens qui tirent, jamais les Bangladais », prévient-il. Depuis 2013, le grand voisin encercle le Bangladesh derrière un mur de briques et une double clôture de barbelés de 3 200 kilomètres, avec des miradors, gardés par 220 000 gardes-frontière et 80 000 soldats indiens.

En dehors d'une petite frontière avec la Birmanie, le Bangladesh, l'un des pays les plus pauvres et les plus surpeuplés du monde, n'a comme voisin principal que l'Inde. New Delhi a commencé à ériger depuis 1993 le plus grand mur du monde afin de se prémunir contre l'immigration clandestine, l'infiltration terroriste, et la contrebande. Un investissement titanesque qui aurait coûté plus de quatre milliards de dollars. Contrairement aux Européens, confrontés à l'arrivée massive de réfugiés, venant notamment de Syrie et d'Irak, les Indiens, eux, ne mettent guère de gants pour bloquer leurs voisins, n'hésitant pas à tirer même sur des gamins, et à accuser le Bangladesh d'être un « réservoir de terroristes ».

Une noria de camions

Une exposition du photographe Gaël...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant