A la Défense, le projet du gratte-ciel fait du surplace

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La construction de la tour Phare, le plus haut gratte-ciel d'Europe n'est pas près de commencer. Ce projet de 69 étages culminant à 296 mètres, initialement prévu pour 2012 pourrait ne pas être livré en 2017.

La tour Phare qui a pour ambition d'être la plus haute d'Europe en culminant à 296 m sortira-t-elle un jour de terre à la Défense? Ce projet de gratte-ciel de 69 étages, initialement prévu pour 2012, sera-t-il finalement livré en 2017 comme l'affirme son promoteur, Unibail-Rodamco? En tout cas, aujourd'hui, il fait du surplace. En cause, une banale histoire de passerelle entre la Défense et Courbevoie. Comme cette liaison, empruntée par 20.000 personnes par jour, est située à l'endroit précis où sera construite cette tour, le député maire UMP de Courbevoie, Jacques Kossowski, souhaite qu'Unibail finance une autre passerelle supportant le même trafic. Le promoteur a fait des propositions allant dans ce sens, mais l'élu les estime insuffisantes.

Une conjoncture économique délicate pour un projet de 900 millions

En octobre 2011, il avait déjà poussé un coup de gueule sur ce thème, demandant à Unibail d'améliorer sa copie. Depuis, le promoteur a revu son offre. Mais, hier, Jacques Kossowski n'était toujours pas satisfait: «La largeur de la passerelle proposée n'est pas adéquate compte tenu du nombre de passants qui l'empruntent quotidiennement, explique-t-il. Au cas où la proposition ne serait pas améliorée, je m'opposerais à la destruction de l'actuelle liaison, ce qui empêcherait le début des travaux.» Si cet élu est particulièrement vigilant sur ce point, c'est aussi qu'il est candidat aux prochaines élections législatives. Or, l'année dernière, c'est le candidat local du PS, Jean-André Lasserre, qui avait été élu conseiller général en faisant campagne contre la tour Phare.

Et quand Unibail aura résolu ce problème de passerelle, il n'en aura pas terminé avec les soucis concernant son projet de gratte-ciel. Il devra espérer que le permis de construire attaqué en octobre 2010 devant la justice soit confirmé. La décision est attendue cette année. Le promoteur devra également décider si la conjoncture économique est suffisamment favorable pour lancer la construction d'une tour de 900 millions d'euros. Une vraie question alors qu'aujourd'hui les nouveaux bâtiments à la Défense (First, CB 21, Praetorium) ne sont pas entièrement loués.

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  • estel09 le mardi 27 mar 2012 à 11:07

    plus du tout dans le coup les tours ...un terrain avec un peu de verdure, des parkings en s/sol et des bâtiments de 3 ou 4 étages max c'est mieux, même si ça doit être construit à 15/20 km du centre de Parisde toute façon les dirigeants restent dans des bureaux parisiens en centre ville donc pas de problème pour excentrer le siège

  • lorant21 le mardi 27 mar 2012 à 10:52

    Nos élus sont petits. On le savait.