À la cinquantaine, on vit « un tournant sur plusieurs années »

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INTERVIEW - Anasthasia Blanché est psychanalyste et psychosociologue. Elle anime des séminaires sur les récits de vie et la retraite à l'Institut international de sociologie clinique.

Le Figaro. - Jusque-là, les psychologues évoquaient plutôt une crise du milieu de vie vers l'âge de 40 ans. Celle-ci arriverait-elle désormais plus tard?

Anasthasia Blanché. - Certainement, et il y a plusieurs raisons à cela: l'allongement de la durée de vie qui, avec son espérance, amène aussi son lot de questions angoissantes - «Comment, et où vais-je vivre en vieillissant?» - et, déterminant aussi, le contexte: les cinquantenaires sont extrêmement malmenés en France. Leur taux d'emploi est le plus bas d'Europe! Des menaces planent sur ceux qui sont en poste, on leur dit qu'ils ne peuvent plus être formés, qu'ils coûtent trop cher, etc. Ils vivent donc un immense paradoxe, se sentant au top de leurs compétences, de leurs capacités à tr...

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