À l'UMP, l'IVG n'interrompt pas la guerre des chefs

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Jean-François Copé ne souhaite pas toucher à la loi Veil de 1975.
Jean-François Copé ne souhaite pas toucher à la loi Veil de 1975.

Déjà, lorsque le PS avait appelé à manifester pour dénoncer le projet de loi du gouvernement espagnol qui prévoit de supprimer, sauf dans des cas exceptionnels, le droit à l'avortement, les dirigeants de l'UMP avaient observé un silence quasi religieux, révélant la difficulté de l'opposition à adopter un positionnement clair et unique sur les questions sociétales. Des difficultés qui ressurgissent alors que le débat est à nouveau au coeur de l'actualité politique française. Lundi avait lieu la lecture de la loi sur l'égalité hommes-femmes. Et les députés de l'opposition devaient se prononcer sur un amendement socialiste qui propose de supprimer la situation de "détresse", notion aujourd'hui prévue par la loi pour accéder à l'IVG. Une modification de la loi Veil de 1975 qui a du mal à passer dans les rangs de l'UMP, dont les responsables sont divisés sur la question. La position défendue par Jean-François Copé, Bruno Le Maire ou même François Fillon consiste à contester l'amendement prévu par les socialistes tout en ayant l'air de sanctuariser une loi portée par l'intouchable icône du progressisme de droite : "On ne touche pas à la loi Veil." Pourtant, selon Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, Simone Veil n'aurait accepté la disposition contestée prévoyant la situation de détresse qu'à "reculons". Si ces ténors du parti contestent l'amendement socialiste, ils essayent de ne pas trop s'épancher pour...

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