A l'Onera de Lille, l'évolution du drone au coeur des recherches

le
0
A l'Onera de Lille, l'évolution du drone au coeur des recherches
A l'Onera de Lille, l'évolution du drone au coeur des recherches

Dans un immense hangar, un ingénieur saisit une télécommande et fait voler un drone au milieu d'une soufflerie. L'Onera, le "laboratoire" de l'aéronautique, multiplie sur son site de Lille les expériences sur ces petits aéronefs aux usages - et aux risques - chaque jour plus variés."Vous voyez, on a une soufflerie de cinq mètres de large et de haut, qui est divisée entre trois couloirs, où l'on peut imposer à chaque fois un profil de vent", explique Laurent Planckaert, ingénieur de recherche à l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (Onera), alors que le drone, secoué par des rafales, fait des embardées.A l'intérieur de l'aéronef, de multiples équipements et capteurs permettent de prendre des mesures du vol afin de résoudre plusieurs équations, comme celle de la stabilisation de l'engin ou de la gestion d'événements imprévus. Des mesures qui seront ensuite passées au peigne fin par la centaine de chercheurs de l'Onera mobilisés sur la question des drones, autour d'une soixantaine de projets."Nous développons la technologie du drone pour le compte de l'industrie avec des partenariats et des contrats avec de gros opérateurs comme la SNCF ou EDF mais nous avons aussi un rôle important d'expert étatique", explique Bruno Mialon, directeur rayonnement nord. Dans tout produit aéronautique et spatial, précise-t-il, se trouve "forcément de la technologie Onera à l'intérieur".L'un des objectifs consiste à rendre le drone de demain autonome en vol et à permettre au pilote à distance de "mieux se concentrer sur son métier de base", par exemple la recherche de fissures d'un immeuble, explique Laurent Planckaert, ingénieur.Ne dites pas aux ingénieurs de l'Onera qu'ils répondent à une "mode" avec cet intérêt pour ce petit avion télécommandé et sans pilote. "Ca fait 25 ans que l'on travaille sur le thème du drone!", rappelle M. Mialon.- Tour de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant