A l'école de ces élèves... qui ne supportent pas l'école

le , mis à jour à 09:50
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A l'école de ces élèves... qui ne supportent pas l'école
A l'école de ces élèves... qui ne supportent pas l'école

Casquette vissée sur ses longs cheveux, chemise molletonnée, jean déchiré : une silhouette à la mode se découpe devant la porte vitrée du cours de Charles Victoire. « Je suis désolée, je suis en retard », dit doucement Salomé. C'est la première fois qu'elle vient en classe de français depuis la rentrée, et elle a une demi-heure de retard. Mais ici, ce n'est pas grave. Avec un sourire, l'enseignant l'invite à s'asseoir à côté de quatre autres ados, devant un texte de Voltaire et une méthodologie du commentaire composé. Bienvenue dans la classe de 1re du Cours singulier.

 

Cette école aux locaux exigus accueille depuis 2010 au Pecq (Yvelines), dans une banlieue chic de l'Ouest parisien, une centaine d'enfants en rupture scolaire, des naufragés que l'école a rendu malades à force de stress, de harcèlement, d'inadaptation au moule. Un kaléidoscope de causes et de symptômes désignés sous le terme de phobie scolaire, et pour lequel les solutions éducatives, à côté des rendez-vous chez le psy, sont encore très peu nombreuses.

 

L'école du Pecq, qui coûte 370 € par mois, est une exception très demandée. Sa fondatrice, Dominique Dureux, veut ouvrir « d'ici deux mois » une deuxième structure, à Paris, pour répondre à la demande. Les cours (et une partie des profs) sont les mêmes que ceux des écoles privées et publiques avoisinantes : les jeunes sont tous inscrits au Cned, le Centre national d'enseignement à distance, qui leur envoie des exercices et corrige leurs devoirs. Le Cours singulier intervient en complément : pendant quatre heures par jour, de 10 heures à midi et de 13 heures à 15 heures, les jeunes travaillent en petits groupes, avec un emploi du temps cousu main, en fonction de leurs angoisses et de leur éventuel retard à rattraper. « Ils n'ont pas besoin d'autant d'heures de cours que dans le système classique  : en petits groupes, on avance bien plus vite et on finit souvent le ...

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