À l'abordage en claquettes

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À l'abordage en claquettes
À l'abordage en claquettes

En six mois, Didier Deschamps a perdu Mamadou Sakho, Raphaël Varane, Aymeric Laporte, Kurt Zouma et Jérémy Mathieu en défense centrale. Moralité : les Bleus s'engagent dans leur Euro avec une charnière inexpérimentée, un réserviste et un ancien tricard. Fou.

Du quatuor que Didier Deschamps avait envisagé d'emmener à l'Euro, seul Laurent Koscielny a survécu aux aléas de la vie. Kurt Zouma s'est fait le genou fin 2015, Mamadou Sakho a eu la bonne idée d'être contrôlé positif à un brûleur de graisse mi mars et Raphaël Varane s'est ruiné la cuisse dans la dernière ligne droite. Dans le même temps, Aymeric Laporte, qui aurait pu être envisagé comme une piste, a lui aussi terminé la saison sur un lit d'hôpital. Dès lors, Didier Deschamps a activé ses plans B, avec Eliaquim Mangala, le stoppeur de Manchester City, par exemple. Le défenseur le plus cher du monde - ce qui ne veut pas forcément dire le meilleur - aurait dû passer son Euro sur son canapé ou quelque part au bord d'une piscine d'un bel hôtel des Maldives. Il pourrait finalement débuter dans le onze de départ de la Dèche contre la Roumanie. Comme quoi… la vie.


Mais c'est surtout dans le récent enchaînement que Deschamps a du s'adapter. En un semaine, le sélectionneur a perdu son vice-capitaine Raphaël Varane et son remplaçant Jérémy Mathieu. Le Madrilène a laissé une cuisse à Madrid quand le Barcelonais s'est séparé de son mollet. Dans ce jeu des chaises musicales, Adil Rami - tricard depuis 2013 avec l'équipe de France - se retrouve dans les 23 sans même passer par la case réservistes. Un bizarrerie que personne n'a compris, et surtout pas Samuel Umtiti, réserviste et sur le carreau pour l'Euro pendant 48 heures… jusqu'à l'arrêt maladie de Mathieu.

Au final, Didier Deschamps se retrouve dans la dernière ligne droite de l'Euro avec un bizut (Umititi), une interrogation au plus haut niveau (Mangala), un revanchard (Rami) et un habitué qui doit pourtant s'émanciper de son sherpa (Koscielny). Surtout, ces quatre-là n'ont quasiment jamais évolué ensemble. Et quand on sait qu'une charnière a besoin d'automatismes pour être performante, c'est rassurant… Avant la Roumanie, les Bleus vont disputer deux matchs : le Cameroun et l'Écosse. 180 minutes pour roder les automatismes, qui plus est des amicaux, c'est peu. Maintenant que Deschamps a ses quatre centraux, quelle association va…





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