A Kuala Lumpur, Obama jure de "détruire" l'Etat islamique

le , mis à jour à 13:27
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(Ajoute déclarations) par Matt Spetalnick et Denis Dyomkin KUALA LUMPUR, 22 novembre (Reuters) - Barack Obama a affirmé dimanche que les Etats-Unis et leurs alliés poursuivraient sans relâche leur lutte contre les extrémistes de l'Etat islamique, couperaient les sources de financement de l'organisation djihadiste et traqueraient ses dirigeants. "Détruire (l'Etat islamique) n'est pas seulement un objectif réaliste, c'est une tâche que nous allons mener au bout", a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse à Kuala Lumpur, où avait lieu le sommet de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean). "Nous les éliminerons. Nous reprendrons les terres où ils sont, nous supprimerons leurs financements, nous traquerons leurs dirigeants, nous démantèlerons leurs réseaux, leur lignes de ravitaillement, et nous les éliminerons." Le président américain a qualifié l'organisation djihadiste de "bande de meurtriers avec de bons réseaux sociaux". Barack Obama a ajouté qu'il "serait utile" que la Russie, engagée dans une campagne de frappes aériennes en Syrie depuis la fin septembre, concentre ses efforts sur les cibles de l'Etat islamique (EI), alors que le Pentagone accuse Moscou de pilonner avant tout d'autres groupes rebelles dans le but de soutenir le régime du président Bachar al Assad. Le président américain a dit espérer que la Russie finirait par accepter une transition politique en Syrie incluant le départ du président syrien. "A ce stade, la question est de savoir si la Russie va procéder à cet ajustement stratégique qui lui permettra d'être un partenaire efficace avec nous et 65 autres pays", a dit Barack Obama, en référence à la coalition conduite par les Etats-Unis contre l'EI en Irak et en Syrie. UN PLAN D'ACTION GLOBAL DE L'ONU ANNONCÉ POUR 2016 "La Russie ne s'est pas officiellement engagée à une transition avec un départ d'Assad (...) Je pense que nous allons savoir dans les prochaines semaines si nous pouvons amener ce changement de perspective", a-t-il ajouté. La Russie est avec l'Iran l'un des principaux alliés du régime syrien. Les Etats-Unis, les pays du Golfe, la Turquie et la France insistent pour que Bachar al Assad quitte le pouvoir, à un moment ou à un autre de la transition. Egalement présent à Kuala-Lumpur, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a déclaré que les pays abritant une forte population musulmane, comme la Russie, devaient s'unir pour lutter contre l'EI. "Des terroristes ont fait exploser un avion russe au-dessus de la péninsule du Sinaï. Ils ont commis un massacre au coeur de l'Europe", a-t-il dit. "Ces actes sont atroces. Le monde entier a été ébranlé." "Il est clair désormais que nous ne pouvons combattre cette menace qu'en joignant nos forces et en travaillant avec des institutions internationales comme les Nations unies", a-t-il dit. "Nous devons harmoniser, coordonner les efforts - à la fois politiques et militaires - entrepris par ces pays qui souffrent du terrorisme", a déclaré par la suite le Premier ministre russe au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, qui a invité Moscou et Washington à coopérer contre le terrorisme. "Tous ces terroristes et ces idéologues extrémistes doivent être vaincus au nom de l'humanité", a déclaré le chef de l'Onu. "Pour cela, nous devons nous unir. Nous devons faire preuve d'une solidarité mondiale pour affronter (...) cet ennemi commun qu'est Isil, Daech, et d'autres groupes extrémistes et terroristes", a-t-il dit en employant les acronymes anglais et arabe de l'organisation de l'Etat islamique. Le secrétaire général des Nations unies a ajouté que l'institution internationale présenterait début 2016 un plan d'action global contre la violence et l'extrémisme. (Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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