À Kragujevac, l'auto comme symbole de la Serbie en Europe

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Le président sortant, Boris Tadic, a fait notamment campagne sur les investissements de Fiat dans une ancienne usine Zastava.

«Le monde entier a les yeux rivés sur Kragujevac!» Prononcée par le chef de l'État serbe début mars, cette petite phrase a fait le tour des chaumières dans cette ville du centre de la Serbie, ancien centre de l'industrie militaire yougoslave. Au Salon automobile de Genève, Boris Tadic présentait la Fiat 500L - une version allongée de la célèbre «Cinquecento» du siècle dernier - que le constructeur italien compte fabriquer dans l'ancienne usine Zastava de la ville. Sur papier, le projet est ambitieux: 1 milliard d'euros d'investissement, une production annuelle de 200.000 voitures et plus de 2000 embauches. «Et pour la Serbie, un bénéfice de 1,5 milliard d'euros par an», s'est réjoui Boris Tadic. Mais à Kragujevac, certains nuancent cet enthousiasme. «C'est une source de fierté pour nous tous, dit prudemment Bogdan Vranjesevic, auteur d'un film documentaire sur sa ville. Mais, pour l'instant, ce sont surtout les employés italiens de Fiat qui semblent profiter

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