À Istanbul, le parc de Gezi s'est transformé en kermesse libertaire

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La mobilisation contre Erdogan rassemble forces de gauche, kémalistes et Kurdes.

Telle une prise de guerre, une carcasse calcinée d'un bus de la municipalité d'Istanbul est plantée au milieu de la place. Un drapeau égyptien flotte sur le toit et une pancarte «Tahrir est à Taksim» a été accrochée sur le capot. Un jeune homme observe l'ambiance assis à la place du conducteur. Surprise... il est égyptien. «Je suis venu soutenir mes frères turcs, les aider à se structurer», explique, penché par une portière sans vitre, Ahmed Hassan, qui a participé activement à la révolution dans son pays en 2011. Autour de lui, la place de Taksim, désertée par les forces de police depuis samedi, n'est plus qu'un hymne géant à la gauche turque. Les bannières de syndicats et des portraits de Deniz Gezmis, révolutionnaire pendu en 1972 après le coup d'État, tapissent les murs et la façade du Centre culturel Atatürk, que le premier ministre Recep Tayyip Erdogan veut démolir.

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