A gauche, beaucoup n'y croient déjà plus

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A gauche, beaucoup n'y croient déjà plus
A gauche, beaucoup n'y croient déjà plus

« Si Hollande est réélu, on pourra le canoniser et l'appeler saint François, parce qu'il aura accompli un miracle... » rigolait — jaune — un ténor du PS après la canonisation de mère Teresa. C'est dire la résignation des troupes au PS. Comme ce conseiller de l'exécutif qui parle au futur, sans s'en rendre compte, du retour de la droite au pouvoir et de l'explosion de la gauche qui suivra. Ou cet autre, amer, qui se demande ce qu'il va devenir après mai 2017. Comme s'ils avaient déjà intériorisé la défaite. « Hollande n'a pas d'espace », constate un habitué du palais.

 

Le président n'est pas dupe. S'il multiplie les signaux d'une possible candidature pour éviter des défections et prépare en coulisses son dispositif de campagne, il n'entend pas partir sur un crash. Il lui reste soixante-dix petits jours pour renverser la vapeur, jusqu'au second tour de la primaire à droite, dont le résultat sera déterminant dans sa décision d'y aller ou pas. « Si je suis candidat, c'est pour gagner, pas par devoir ni pour témoigner », dit-il en privé. Traduction d'un hollandais : « Il ne sera pas candidat s'il a la quasi-certitude de ne pas être au second tour. » Et, pour l'heure, les conditions ne sont pas remplies...

 

Le rassemblement de la gauche, d'abord. C'est le pari du président, qui applique le vieil adage de François Mitterrand : au premier tour, on rassemble son camp. A écouter Manuel Valls, c'est mal parti. En petit comité, le Premier ministre décrit des partis de gauche « recroquevillés sur eux-mêmes » et des Duflot, Hamon, Montebourg et Mélenchon lancés « dans une stratégie d'empêchement ». Il imagine le pire : la « fracturation absolue », avec Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg candidats hors de la primaire du PS, et des petits candidats de gauche crédités de 12-13 % des voix.

 

Quid de la primaire du PS, censée rassembler ? « Elle m'inquiète », confie-t-il, ...

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