A.Flanquart : " Rêver en grand "

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A.Flanquart : " Rêver en grand "
A.Flanquart : " Rêver en grand "

Alexandre Flanquart, champion de France avec le Stade français et présélectionné avec le XV de France pour la Coupe du monde, était l'invité d'Alexandre Delpérier dans l'Access365, mardi soir. L'occasion pour le joueur de 25 ans de revenir sur le sacre tant attendu de son club et sur son avenir en sélection.

Alexandre Flanquart, c’est Pascal Papé qui vous a remis votre maillot en début de match. C’était un moment fort ?
C’était un moment très intense, très sympa. C’était vraiment bien de l’avoir fait. Il m’a dit que ça lui faisait plaisir de me laisser sa place. C’est vrai qu’il est un peu poussé vers la sortie à cause de moi et j’ai eu la chance qu’il me prenne sous son aile donc ses mots étaient incroyables avant ce match. J’ai pris un peu plus de temps de jeu et de place cette saison, mais à mon arrivée il a parfois joué le rôle de grand frère. J’ai joué à ses côtés, j’ai appris à ses côtés et pour ça je le remercie énormément. C’est un très grand bonhomme, que je respecte.

Ce sacre, c’est un peu l’accomplissement d’une génération qui a grandit ensemble, avec Plisson, Camara, Bonneval, etc ?
On a joué ensemble depuis jeunes, on a fait plusieurs saisons en espoirs, même plus jeunes en Crabos avec certains. On en reparlait avec Jules, on se souvenait qu’en 2011 on se disait qu’on aurait peut-être un jour la chance de faire partie de cette équipe, et même de gagner un titre avec. Maintenant c’est chose faite et c’est génial. Mais avec tous les anciens aussi, qui sont tous humainement génialissimes, c’est incroyable d’en être arrivé là. C’est la force du groupe qui nous a portés.

Ce ne serait pas un peu la patte Max Guazzini cet état d’esprit ?
Si, certainement, on a tous de bons souvenirs de Max, on le remercie encore. Mais c’est aussi grâce à l’histoire du club. Les quelques années de galère qu’on a connues nous ont rapprochés.

Une finale où rien n’était joué

La finale a été extrêmement stressante et fermée, vous avez douté ?
À aucun moment on a été confiant. Sur le jeu, ça n’a vraiment pas été un beau match et on a eu peur durant toute la rencontre. Je pensais que ça allait être plus ouvert, mais ça a été tellement engagé et rude que ça a changé toute la physionomie du match.

Vous avez vécu une fin de match compliquée, avec Clermont qui a eu l’occasion d’égaliser à 9 partout…
S’il y a les prolongations je pense qu’on explose physiquement. On était à bout, Clermont prenait le dessus depuis une vingtaine de minutes et heureusement pour nous qu’ils ratent car ça aurait été très compliqué à la fin. On a tout donné sur les 60 premières minutes et on a fini sans énergie, à donner le peu qu’il nous restait pour garder quelques points d’avance.

Y a-t-il eu des moments clés qui ont annoncé ce sacre ?
Moi, j’ai en tête la défaite à Jean Bouin contre le Racing de l’an dernier qui nous avait sortis de la qualif. Et, à l’inverse cette saison, notre victoire à Colombes nous a vraiment fait y croire. Après ce match on s’est dit qu’on était capable de le faire.

La méthode Quesada, mais pas que

Quel discours Gonzalo Quesada vous a-t-il fait en début de saison, après les déceptions des années précédentes ?
On a pas mal parlé sur nos objectifs, ce qu’on voulait faire. Il voulait que ça vienne des joueurs et ce qui s’est ressenti tout de suite, c’était d’être dans les 6. Et puis, petit à petit, on se disait pourquoi viser les 6 et pas le titre de champion. Quitte à se fixer des objectifs, autant rêver en grand. On savait que ce serait compliqué mais Gonzalo approuvait à 100% et grâce à lui et au staff on s’est donné les moyens de le faire.

C’est quoi la méthode Quesada ?
Il se repose sur beaucoup de valeurs, il parle beaucoup d’humilité, d’engagement, de cohésion. Il est très exigeant au quotidien. Physiquement, avec les préparateurs, ça a été très dur toute la saison. Il est perfectionniste et on sent tout de suite quand ça ne va pas. Il a aussi eu la chance d’avoir un nouveau stade, un effectif plus complet et le travail qu’on avait fait avant n’a pas servi à rien. Si on est là aujourd’hui, c’est aussi parce que les précédents coachs nous ont fait bosser et qu’ils nous ont fait confiance à nous les jeunes. Gonzalo a récupéré ça en ajoutant sa patte et il l’a très bien fait.

Vous êtes plusieurs jeunes de cette génération 89 à être présélectionnés avec l’équipe de France… ça va vite !
Pour l’instant, on est dans les 36, maintenant il faudra avoir la chance d’être dans les 31. Mais c’est vrai que tout arrive d’un coup. On a la chance de faire la préparation pour la Coupe du Monde cet été, donc ça nous fait rêver encore plus loin. Pourquoi pas même penser au sacre de champion du monde, autrement on n’y va pas !

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