À Ferguson, les enfants perdus de la génération Obama

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À Fergsuon, comme dans un nombre important de villes américaines, le taux de pauvreté a doublé depuis 2000.
À Fergsuon, comme dans un nombre important de villes américaines, le taux de pauvreté a doublé depuis 2000.

Les premières manifestions pour protester contre la mort le 9 août de Michael Brown, un jeune Noir de 18 ans non armé tué par un policier blanc, se sont déroulées de manière pacifique. Mais, au fil des jours, des divisions sont apparues dans la communauté noire de Ferguson, une banlieue de Saint-Louis, dans le Missouri. Pendant que les notables, le clergé, les leaders des droits civiques organisent des marches non violentes pour dénoncer les méthodes musclées et le racisme endémique de la police, des bandes de jeunes, certaines venues d'ailleurs, pillent les magasins d'alcool le visage couvert d'un bandana, attaquent le quartier général de la police et sèment le chaos dans la ville, obligeant le gouverneur à décréter un couvre-feu et à appeler les gardes nationaux. Les appels au calme des responsables de la communauté, et même de la famille Brown, ne font rien. Les pillages et les violences continuent sans leader ni revendications. Ce n'est pas la première fois que se produisent des émeutes noires incontrôlées. "La différence avec les années 1960, c'est que nous n'avons ni Stokely Carmichael (un des militants des droits civiques, NDLR) ni Black Panthers auxquels les jeunes pourraient s'identifier", estime Joseph Peniel, professeur d'histoire à l'université Tufts. Pour lui, dans ces affrontements se joue un fossé de générations. "À l'ère Obama, ces jeunes trouvent les leçons tirées du combat des droits civiques de plus en plus difficiles...

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