A droite, on chasse le Borloo

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A droite, on chasse le Borloo
A droite, on chasse le Borloo

C'est un clin d'œil dont le camp Juppé espère qu'il ne passera pas inaperçu chez Jean-Louis Borloo. Ce midi, le candidat de la primaire à droite se rendra à Marquion (Pas-de-Calais) pour soutenir le projet du canal Seine-Nord Europe. Cet ouvrage qui connectera l'Oise et la Seine au réseau fluvial européen à grand gabarit pourrait bien être présidé par l'ancien ministre de l'Ecologie. « La venue d'Alain Juppé pour soutenir la réalisation de cette infrastructure est un geste politique fort. Ça ne devrait pas échapper à Jean-Louis », insiste le juppéiste Dominique Bussereau, tout en vantant « les liens d'amitiés qui unissent » les deux hommes.

 

Jean-Louis Borloo est décidément un homme très courtisé. Il est une des dernières figures centristes à ne pas avoir annoncé sa préférence parmi les candidats à la primaire. Mais pour le moment, il garde officiellement ses distances avec la politique intérieure, préférant se consacrer à la Fondation Energies pour l'Afrique. Ce qui n'empêche pas tous les candidats de se rappeler à son bon souvenir. « Je n'oublie pas le travail accompli par Jean-Louis Borloo pendant le Grenelle de l'environnement », a ainsi souligné Bruno Le Maire mi-septembre, lors de sa rentrée à Sète (Hérault).

 

Tous souhaitent conquérir le cœur du centriste. « Son ralliement mis en scène au journal de 20 heures, c'est le rêve pour un candidat ! Il se pose en vieux sage de la politique et il a une très bonne image auprès de l'opinion », note un député proche de Le Maire. « Jean-Louis est consensuel. Ce serait une très bonne chose qu'il nous rejoigne, cela rééquilibrerait la campagne », assure de son côté un élu sarkozyste. « Il a une image de rassembleur, apaisante. Un vrai plus par rapport à la campagne très à droite toute de Nicolas », abonde un autre. Pas sûr, néanmoins, que les propos de Sarkozy sur « l'homme qui n'est pas le seul responsable du changement ...

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  • M1461628 il y a un mois

    Il m’a reçu deux fois pendant son quinquennat, poursuit Gaymard [...]. nous étions dans les jardins de l’Elysée, [...], au moment, en 2011, où tout le monde s’interrogeait que l’éventuel remplacement de François Fillon par Jean-Louis Borloo. Sarko portait des Ray-Ban, il avait mis les pieds sur la table. Il a tenu des propos terribles sur Fillon, 'notaire de province', au regard torve, et sur Borloo, tellement nerveux qu’il se 'bouffe les crottes de nez'.