À Diyarbakir, les jeunes kurdes sont séduits par la guérilla

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Élevée dans une région meurtrie, où les combats entre l'armée et le PKK ont fait près de 900 morts entre juin 2011 et novembre 2012, la jeunesse kurde s'est radicalisée.

Envoyée spéciale à Diyarbakir

Lorsque Firat a disparu, sa famille l'a cherché dans tout Diyarbakir. Le garçon de 13 ans ne traînait pas dans la rue, n'était pas à l'hôpital. Deux copains de 15 et 16 ans manquaient aussi à l'appel. «Nous pensions qu'ils avaient fugué vers Istanbul et nous avons demandé à la police d'examiner les vidéos des caméras de la gare routière, raconte son oncle. Deux mois plus tard, nous avons appris qu'il était parti dans la montagne.» En Turquie, «partir dans la montagne» signifie rejoindre les rangs de la guérilla du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Un soir, après l'école ou le travail, des jeunes partent sans un mot, sans un adieu. Kerem*, 16 ans, était apprenti coiffeur. Ce 30 mai 2012, son patron lui avait donné sa journée. «À 21 heures, i...



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